Foucault News

News and resources on French thinker Michel Foucault (1926-1984)

Appel à Article : “RELIRE MICHEL FOUCAULT Pouvoir et résistances : les dispositifs de contrôle”

Cet appel invite à proposer des interprétations de Michel Foucault qui s’éloignent de la vision réductrice d’un critique pessimiste, qui dénonce les excès de pouvoir et les dispositifs en tout genre de contrôle social, mais sans proposer d’alternative. D’autres lectures sont possibles.
La publication d’un article dans STRATHESE est exclusivement réservée aux doctorants en cours de thèse ou l’ayant récemment soutenue.

APPEL À ARTICLES

Strathèse n° 3/2016 :
RELIRE MICHEL FOUCAULT Pouvoir et résistances : les dispositifs de contrôle
(Numéro coordonné par Maurice Blanc et Pascal Hintermeyer)

Selon le classement de l’Institute of Scientific Information de Thomson Reuters recensant le nombre de citations dans des publications académiques, Michel Foucault serait le 1er auteur cité au monde. Rien d’étonnant donc à ce que chercheurs et doctorants de différentes disciplines, notamment celles réunies dans l’école doctorale Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes, se retrouvent fréquemment confrontés à des analyses de celui-ci et à des concepts qu’il a forgés. Leur écho marque durablement la pensée contemporaine qui comporte quantités de références, de commentaires, de problématiques renvoyant à l’oeuvre ou aux engagements de Foucault.

Constatant son actualité, des doctorants de l’école doctorale ont con u l idée de monter un séminaire à ce sujet afin d’offrir un instrument méthodologique qui puisse favoriser une meilleure compréhension de l oeuvre de Michel Foucault. e séminaire s’est tenu deux années consécutives comme un parcours à travers divers concepts foucaldiens envisages en tant qu’outils de recherche, applicables de façon transversale dans plusieurs domaines de recherche, notamment dispositif, biopouvoir, discipline, etc. Cette initiative, qui a trouvé un écho chez des doctorants issus d’autres universités européennes, visait à lire et relire Foucault.

« Relire » signifie : lire autrement. Cet appel invite à proposer des interprétations de Michel Foucault qui s’éloignent de la vision réductrice d’un critique pessimiste, qui dénonce les excès de pouvoir et les dispositifs en tout genre de contrôle social, mais sans proposer d’alternative. D’autres lectures sont possibles.

La vision du pouvoir chez Foucault s’éloigne de la conception classique d’un pouvoir détenu par les « classes dominantes » pour mettre en tutelle les « classes dominées ». Pour Foucault, il y a des « micro-pouvoirs » et ils se diffusent dans tout le corps social. Que ce soit dans la famille (entre hommes et femmes, entre parents et enfants ou entre enfants), à l’école, dans l’entreprise, à l’hôpital ou en prison, chacun détient une parcelle de pouvoir sur ses voisins. Dans Surveiller et punir, Foucault a par exemple montré les alliances entre certains prisonniers et les surveillants pour « punir » d’autres prisonniers, plus faibles.

Foucault est ainsi très critique à l’égard de ceux qui s’emparent du pouvoir en dénon ant la dictature de leurs prédécesseurs, mais en s’empressant d’en créer une nouvelle. Il se méfie tout autant du pouvoir totalitaire des institutions (hôpital psychiatrique, prison, etc.) qui broient les individus récalcitrants. Il est un acteur distancié certes, mais engagé. Il a pris fait et cause pour la révolte des prisonniers de Nancy et de Toul au début des années 1970, il a soutenu plus discrètement les homosexuels en lutte pour leur reconnaissance, etc.

Pour en rester à Surveiller et punir, en analysant le célèbre Panopticon de Bentham, Foucault a montré comment le contrôle s’exerce à travers des dispositifs à la fois spatiaux et sociaux. Ils visent à la domestication et à la « normalisation » des pauvres et des marginaux, en jouant à la fois de « la carotte et du bâton ». Foucault tend alors à apparaître comme un critique anarchisant, plaidant pour la disparition de tous les dispositifs de normalisation. On peut alors se demander dans quelle mesure seraient envisageables des dispositifs « vertueux », favorisant l’émancipation des plus faibles ? Un exemple d’actualité serait le dispositif à l’étude de « dé-radicalisation » des djihadistes voulant sortir de l’emprise de leur secte criminelle. omme d’autres questions issues de la relecture de Foucault, celle-ci reste ouverte : serait-ce un élargissement du concept de Foucault ou une trahison de sa pensée, mise au service de la gestion ? Le contrôle panoptique et tous les dispositifs qui y renvoient, sont généralement présentés comme au service de la « bonne cause » : la guérison, la réinsertion, etc. Des points de vue divergents sont attendus sur ce sujet et sur d’autres, inspirés par des relectures de Foucault.

PROCEDURE ET CALENDRIER
1) Un résumé sera tout d’abord envoyé par mail (strathese@misha.fr), afin de signifier son intention de publier dans ce numéro :
 Date limite de soumission du titre, du résumé (max. 5.000 caractères) et des mots-clés : 29 mars 2015
 Date limite de retour du comité de sélection : 5 avril 2015
2) Après acceptation du résumé par le comité, les auteurs devront envoyer leur article, en prenant soin de respecter les consignes éditoriales (voir plus bas : Consignes aux auteurs) :
 Date limite de soumission des articles : 30 avril 2015
 Date limite de retour du comité de sélection (appréciation et consignes d’amélioration) : 30 juin 2015
3) Date de publication : premier trimestre 2016
CONDITIONS

QUI PEUT PUBLIER ?
1. La publication d’un article dans STRATHESE est exclusivement réservée aux doctorants en cours de thèse ou l’ayant récemment soutenue.
2. Les articles soumis peuvent être rédigés et signés par plusieurs auteurs. Une collaboration entre plusieurs doctorants est acceptée et encouragée.
3. Un directeur de thèse peut contribuer à la rédaction d’un article de son doctorant, mais l’article ne sera accepté par la revue que si le premier nom en signature de l’article est celui du doctorant. Un article signé en premier nom par une personne qui n’est pas doctorante ne pourra pas en aucun cas être publié dans STRATHESE.
4. La priorité de publication est donnée aux doctorants de l’ED-519 « Sciences Humaines et Sociales – Perspectives Européennes ». Toutefois, les travaux de doctorants provenant d’autres Écoles Doctorales (françaises ou étrangères) peuvent éventuellement être acceptés, en fonction de la qualité de leur contenu.

COMMENT PROCEDER ?
5. Après avoir été rédigé, l’article du doctorant doit être vérifié et validé par le directeur de thèse. Ce n’est qu’une fois l’accord du directeur obtenu, que le doctorant pourra soumettre son article à STRATHESE. Cette condition doit garantir la qualité des articles proposés, et ce, en amont de leur soumission.
6. Le doctorant envoie son article au secrétariat de rédaction de la revue, par courrier électronique, à l’adresse suivante : strathese@misha.fr. Le directeur de thèse devra impérativement être mis en copie de ce mail, afin de garantir qu’il a bien été informé de la démarche du doctorant.
7. L’article sera envoyé en double format : DOC (ou ODT) et PDF. Afin d’être identifiables, les fichiers seront nommés comme suit : Strathèse.Nomdel’Auteur.doc (ou .odt) / Strathèse.Nomdel’Auteur.pdf.
8. Une fois que le mail sera reçu par le secrétaire de rédaction (et sous réserve de remplir les consignes précédentes), l’auteur recevra un accusé de réception et sera dans le même temps informé de la suite de la procédure.

CONSIGNES AUX AUTEURS
1. Chaque numéro s’inscrit dans le prolongement d’une journée doctorale et approfondit sa thématique. Les contributions présentées à ces journées seront privilégiées dans la sélection des articles. Ces thématiques seront signalées par le biais d’un appel à contribution publié sur le site de l’ED-519 et transmis par mail à tous les doctorants de l’ED-519 et aux directeurs de thèse.
2. La publication d une contribution ne correspondant pas à ces thématiques reste toutefois possible, dans une moindre mesure, dans la rubrique Varia.
3. Chaque article sera précédé d’un titre en français et en anglais, de deux résumés de 2.000 caractères (espaces compris), en français et en anglais, ainsi que de 5 mots-clés en français et en anglais.

MISE EN PAGE
4. Le contenu de l’article comprendra entre 20.000 et 30.000 caractères (espaces compris), bibliographie incluse.
5. Les articles proposés devront être rédigés en français. Des articles en anglais peuvent éventuellement être acceptés, sous réserve de la bonne qualité de la langue (tout texte rédigé dans un français ou un anglais approximatif sera refusé).
6. Outre le titre principal de l’article, des sous-titres doivent être utilisés au sein de l’article, mais seul un niveau simple de sous-titres sera accepté (pas de sous-niveau de sous-titres, de type 1.1, 1.2, …).
7. Les citations de plus de deux lignes doivent être séparées du corps du texte par un retour à la ligne et former un paragraphe avec guillemets.
8. Les notes de texte se trouvent en bas de page, et non en fin d’article.
9. Pas de formatage préalable, celui-ci étant effectué par le secrétariat de rédaction. Le texte doit donc être totalement manipulable, sans styles pré-définis. Toutefois, les différents corps de l’article doivent être identifiables (sous-titres, corps de texte, citations, notes de bas de page, …).

TYPOGRAPHIE

10. Le texte sera en police Times New Roman 12, et les notes de bas de page en police 10.
11. Pas de souligné. L’italique pourra éventuellement être utilisé pour souligner plus spécifiquement un mot ou un groupe de mots. Par ailleurs, l’italique devra automatiquement être utilisé dans les cas suivants : titre d’ouvrage ou de revue, mot en langue étrangère ou en latin.
12. Les guillemets qui encadrent des citations, des expressions ou autres titres spécifiques sont les suivants : « … ». Les guillemets qui encadrent un texte au sein d’une citation sont les suivants : ―…‖.
13. Les abréviations devront être évitées au maximum, et réduites au strict nécessaire (exemples : 150 av. J.-C. ; Ibid. ; Op.cit. ; [sic.] ; p.12 ; Fig. 3 ; etc.).

REFERENCES ET BIBLIOGRAPHIE
14. Références dans le texte :
 Pas de note de bas de page spécifique, mais un référencement intégré au sein du texte, comme suit : (Nom, 2002) ou (Nom, 2002, p. 12). Les notes de bas de page seront réservées aux commentaires ou précisions de l’auteur.
 Après une citation : « Citation » (Nom, 2002, p. 12).
 Si plusieurs auteurs : (Nom1, Nom2, Nom3, 2002). Attention, au-delà de 4 auteurs : (Nom, et al., 2002).
15. Bibliographie :
 Ouvrage : Nom, P. (2002) Titre de l’ouvrage. Ville : Éditeur.
 Plusieurs auteurs : Nom, P., Nom, F., et Nom, Y. (2002) Titre de l’ouvrage. Ville : Éditeur.
 Ouvrage collectif : Nom, P. et Nom, F. (dir.) (2002) Titre de l’ouvrage. Ville : Éditeur.
 Chapitre d’un livre (même auteur) : Nom, P. (2002) Titre du chapitre. In : Titre de l’ouvrage. Ville : Éditeur. pp. 12-34.
 Chapitre d’un livre (auteurs différents) : Nom, P. (2002) Titre du chapitre. In : Nom, F. et Nom, Y. (2002) Titre de l’ouvrage. Ville : Éditeur. pp. 12-34.
 Article de revue : Nom, P. (2002) Titre de l’article, Titre de la revue, Volume (numéro), pp. 12-34.
 Article de revue disponible en ligne : Nom, P. (2002) Titre de l’article, Titre de la revue, [en ligne] 12 (3), disponible sur : http://adresseinternetdel’article.pdf [consulté le 12 mars 2002].
 Thèse ou mémoire de recherche : Nom, P. (2002) Titre de la thèse. Thèse de doctorat : Discipline de recherche. Ville : Université.
 Communication : Nom, P. (2002) Titre de la communication. In : Nom ou Organisme Responsable de l’événement, Titre de l’événement. Lieu de l’événement, 12-13 avril 2002.

ILLUSTRATIONS
16. Des illustrations pourront éventuellement accompagner l’article, dans la mesure où leur utilité est explicitement justifiée par le contenu de l’article (pas d’illustrations superflues).
17. Les illustrations ne devront pas être insérées au texte, toutefois elles y seront indiquées entre crochets, comme suit : [voir Fig.1]. Elles seront proposées dans un fichier à part (format PNG, JPG ou TIFF acceptés), par ordre d’apparition (Fig. 1, Fig. 2, …). La légende de chaque illustration figurera dans le fichier joint, sous l’illustration concernée.
18. Seules seront publiées les images dont l’auteur de l’article aura obtenu l’autorisation de reproduction.
STRATHESE
Revue de l’Ecole doctorale Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes
46, Boulevard de la Victoire, 67000 Strasbourg — strathese@misha.fr

FoucaultAgainstHimselfFoucault against Himself
By (author) Francois Caillat
Translated by David Homel

Arsenal Pulp Press

Price: $17.95 CAD $17.95 USD
ISBN: 9781551526027
EPUB ISBN: 9781551526034 (check your favourite retailer)
Availability: Coming soon. For more information contact sales@arsenalpulp.com

A thought-provoking collection of essays on Michel Foucault that reframes his legacy.

In his private life, as well as in his work and political attitudes, Michel Foucault often stood in contradiction to himself, especially when his expansive ideas collided with the institutions in which he worked. In Francois Caillat’s provocative collection of essays and interviews based on his French documentary of the same name, leading contemporary critics and philosophers reframe Foucault’s legacy in an effort to build new ways of thinking about his struggle against society’s mechanisms of domination, demonstrating how conflict within the self lies at the heart of Foucault’s life and work.

Includes a foreword written especially for this edition by Paul Rabinow, Professor of Anthropology at the University of California (Berkeley) and an influential writer on the works of Foucault; he is the co-editor of The Essential Foucault.

Foucault against Himself features essays and interviews by

Leo Bersani, American Professor Emeritus of French at the University of California (Berkeley) and the author of Homos

Georges Didi-Huberman, French philosopher and art historian; his most recent book is Gerhard Richter: Pictures/Series

Arlette Farge, French historian and the author of The Allure of the Archives

Geoffroy de Lagasnerie, French philosopher and the author of La derniere lecon de Michel Foucault

 

Sur les toits (95 mn)

Editor: You can buy the DVD from this site and watch a short clip. It is in French with English subtitles.

Début des années 70 : une série d’évènements fait monter la tension dans les prisons françaises. En réponse au traitement inhumain que leur fait subir l’administration pénitentiaire, les prisonniers de la centrale de Ney à Toul (Lorraine) ouvrent le bal et se mutinent au début du mois de décembre 1971. Les détenus de la maison d’arrêt Charles III à Nancy leur emboitent le pas le 15 janvier 1972 : “Au café”, les mutins prennent le contrôle de la prison, située en plein centre-ville, montent sur les toits, depuis lesquels ils interpellent les badauds, communiquent leurs revendications, et résistent à l’assaut des CRS.

Dans les mois qui suivent les révoltes de Toul et de Nancy, plus d’une trentaine de mutineries vont embraser les prisons françaises, qui n’avaient jamais connu une telle vague de révoltes. Malgré la répression musclée orchestrée par le gouvernement et le discours de la grande presse qui décrédibilise systématiquement les révoltes, le tour de force des prisonniers n’est pas vain. Relayées et défendues par une élite intellectuelle engagée, dans un contexte idéologiquement tendu, les mutineries des années 71/72 vont poser pour la première fois les problème des conditions de détention, de la fonction de la prison et du système pénitentiaire français.

Au cœur d’une actualité toujours brûlante autour de l’univers carcéral, d’où ressurgit l’inévitable constat d’échec de la fonction de la prison, le film dépoussière cette première grande période de lutte en compagnie de ceux qui ont vécu, déclenché, réprimé et défendu ces révoltes.

Avec : Maître Henri Leclerc, Daniel Defert, Serge Livrozet, Michel Foucault, Jean-Paul Sarte

Bonus : Entretien avec Serge Livrozet, ancien détenu, écrivain et militant – 35 mn
Langues : Français, sous-titres Anglais

With thanks to DMF for this link

Categories: Film

SUR LES TOITS Flyer

PDF of flyer

Film Screening

MAY 8th, 2015
Richardson Library 115
2350 N. Kenmore
Chicago, IL 60614

7:00-8:30 Sur les toits (2014, French with English Subtitles)

8:30-9:00 Q & A with Director Nicolas Drolc

SUR LES TOITS
(2014, French with English Subtitles)
Nicolas Drolc, Director

Between September 1971 and the end of 1972, for the very first time in French history, prison inmates collectively initiated revolts that led to a takeover of their prisons, to the occupying of prison roof tops, and to the direct communication of their demands to the public.

Now, forty years later, filmmaker Nicolas Drolc explores this forgotten page of social struggle. Through a mixture of archival footage and recordings and extensive interviews with the leaders of the revolt at Nancy, a prison warden from Toul, lawyer Henri Leclerc, sociologist and GIP co-founder Daniel Defert, as well as the ex-convict, writer, and political activist, Serge Livrozet, Sur les toits (On the roofs) paints a portrait of a time and a struggle whose legacy challenges us to confront in our own day the questions of imprisonment, punishment, and the diffusion of the carceral practices of control, surveillance, and normalization.

All events are free and open to the public.

Categories: Film

GIP Legacy

PDF of flyer

DePaul University Humanities Center & the Department of Philosophy

Foucault and the legacy of the prisons information group (GIP)

MAY 8th, 2015
Richardson Library 115
2350 N. Kenmore
Chicago, IL 60614

Scholars Symposium

1:00-1:10 Opening Remarks
Kevin Thompson, DePaul University

1:10-1:30 “The Dialectic of Theory and Practice”
Bernard Harcourt, Columbia University

1:30-1:50 “Prisoners Inside / Intellectuals Outside: The GIP and the French prison revolts (1971-2)”
Nicolas Drolc, Documentarian

1:50-2:10 “The Creaturely Politics of Prisoner Resistance Movements”
Lisa Guenther, Vanderbilt University

2:10-2:30 “The GIP and the Question of Failure”
Perry Zurn, DePaul University

2:30-3:00 Q & A

Film Screening

7:00-8:30 Sur les toits (2014, French with English Subtitles)

8:30-9:00 Q & A with Director Nicolas Drolc

SUR LES TOITS
(2014, French with English Subtitles)
Nicolas Drolc, Director

Between September 1971 and the end of 1972, for the very first time in French history, prison inmates collectively initiated revolts that led to a takeover of their prisons, to the occupying of prison roof tops, and to the direct communication of their demands to the public.

Now, forty years later, filmmaker Nicolas Drolc explores this forgotten page of social struggle. Through a mixture of archival footage and recordings and extensive interviews with the leaders of the revolt at Nancy, a prison warden from Toul, lawyer Henri Leclerc, sociologist and GIP co-founder Daniel Defert, as well as the ex-convict, writer, and political activist, Serge Livrozet, Sur les toits (On the roofs) paints a portrait of a time and a struggle whose legacy challenges us to confront in our own day the questions of imprisonment, punishment, and the diffusion of the carceral practices of control, surveillance, and normalization.

All events are free and open to the public.

Proceedings are forthcoming in a special issue of the Carceral Notebooks.

Guilfoyle, M.
Therapy and the aesthetics of the self
(2015) British Journal of Guidance and Counselling, 11 p. Article in Press.

DOI: 10.1080/03069885.2014.1002075

Abstract
Post-structuralists argue that personal identity is a function of societal power dynamics. This becomes especially problematic for persons recruited into problem-saturated identities. In this paper, inspired by Foucault’s call for us to ‘create ourselves as a work of art’ (p. 262), I explore the therapeutic value of an aesthetic approach to identity. Instead of orienting to the client as one to be known and understood, we might envisage his or her life as an open-ended, never quite finalised oeuvre. Identity is therefore conceptualised not as something one ‘is’, but as a creative performance. A therapeutic case is presented to highlight some of the possibilities and challenges associated with such an approach.

Author Keywords
aesthetics of experience; Foucault; multiplicity; narrative therapy; therapy; values

Devisch, I., Vanheule, S.
Foucault at the bedside: A critical analysis of empowering a healthy lifestyle
(2015) Journal of Evaluation in Clinical Practice, . Article in Press.

DOI: 10.1111/jep.12329

Abstract
Since quite a few years, philosophy is heading towards the bedside of the patient: the practice of philosophy has stepped out of its ivory tower, it seems, to deal with empirical or practical questions. Apart from the advantages, we should keep in mind the importance of a critical analysis of medical or clinical practice as such. If ethics partakes the clinical stage, it runs the risk only to discuss the how question and to forget the more fundamental what or why questions: what are we doing exactly and why is it good for? Starting from the principle of the empowerment of the patient, we will demonstrate how the discourse on empowerment in health care seems to forget a profound reflection upon this principle as such. By rehearsing some basics from the governmentality theory of Michel Foucault and the actualization of it by Nicolas Rose, we will argue how philosophical investigation in medical-ethical evolutions such as empowerment of the patient is still needed to understand what is really going on in today’s clinical practice. © 2015 John Wiley & Sons, Ltd..

Author Keywords
Evaluation; Patient-centred care; Public health

Language of Original Document: English

Turner, S.
Not So Radical Historicism
(2015) Philosophy of the Social Sciences, 45 (2), pp. 246-257.

DOI: 10.1177/0048393114531372

Abstract
Mark Bevir raises the question of how genealogy, understood as a technique-based radical historicism, and the notion of the contingency of ideas, ground “critique.” His problem is to avoid the relativism of radical historicism in a way that allows for “critique” without appealing to non-radical historicist absolutisms of the kind that ground the notion of false consciousness. He does so by appealing to the notion of motivated irrationality, which he claims avoids the problem of relativism and the problems of “false consciousness.” The genealogies of Nietzsche and Foucault, however, do not ground “critique.” The relevant normative judgments, of nobility in Nietzsche, for example, are presupposed. © The Author(s) 2014.

Author Keywords
critical theory; Foucault; genealogy; Mark Bevir; Nietzsche

Kendall R. Phillips
The Event of Dissension: Reconsidering the Possibilities of Dissent
(2015) Quarterly Journal of Speech, 101 (1), pp. 60-71.

https://doi.org/10.1080/00335630.2015.994899

Abstract
Dissent emerges out of unique prior conditions in which the coherence of dominant discourses is momentarily opened for contest. Drawing on the work of Michel Foucault, these conditions are conceptualized through the internal gaps and contradictions within dominant discourse—spaces of dissension—and the singular historical circumstances of the Event of dissension. The unique possibilities opened up in the Event of dissension include the prospects for a kind of critical contemplation on the conditions of the present, which Foucault defines as thought. The prospects for thoughtful dissent are considered. © 2015, © 2015 National Communication Association.

Author Keywords
Dissension; Dissent; Event; Foucault; Thought

Terry Eagleton, The Slow Death of the University, The Chronicle of Higher Education, 5 April 2015

Editor’s note: My excuse for posting this excellent analysis of the parlous state of the contemporary university, which readers of this blog who are employed by universities will no doubt recognise only too well, is that Eagleton does in fact refer to Foucault in an elegant alliterative passage (see below after the introductory paragraphs). The article is hidden behind a subscription paywall but you could try your luck using open access tools.

A few years ago, I was being shown around a large, very technologically advanced university in Asia by its proud president. As befitted so eminent a personage, he was flanked by two burly young minders in black suits and shades, who for all I knew were carrying Kalashnikovs under their jackets. Having waxed lyrical about his gleaming new business school and state-of-the-art institute for management studies, the president paused to permit me a few words of fulsome praise. I remarked instead that there seemed to be no critical studies of any kind on his campus. He looked at me bemusedly, as though I had asked him how many Ph.D.’s in pole dancing they awarded each year, and replied rather stiffly “Your comment will be noted.” He then took a small piece of cutting-edge technology out of his pocket, flicked it open and spoke a few curt words of Korean into it, probably “Kill him.” A limousine the length of a cricket pitch then arrived, into which the president was bundled by his minders and swept away. I watched his car disappear from view, wondering when his order for my execution was to be implemented.

This happened in South Korea, but it might have taken place almost anywhere on the planet. From Cape Town to Reykjavik, Sydney to São Paulo, an event as momentous in its own way as the Cuban revolution or the invasion of Iraq is steadily under way: the slow death of the university as a center of humane critique. Universities, which in Britain have an 800-year history, have traditionally been derided as ivory towers, and there was always some truth in the accusation. Yet the distance they established between themselves and society at large could prove enabling as well as disabling, allowing them to reflect on the values, goals, and interests of a social order too frenetically bound up in its own short-term practical pursuits to be capable of much self-criticism. Across the globe, that critical distance is now being diminished almost to nothing, as the institutions that produced Erasmus and John Milton, Einstein and Monty Python, capitulate to the hard-faced priorities of global capitalism.

[…]

As professors are transformed into managers, so students are converted into consumers. Universities fall over one another in an undignified scramble to secure their fees. Once such customers are safely within the gates, there is pressure on their professors not to fail them, and thus risk losing their fees. The general idea is that if the student fails, it is the professor’s fault, rather like a hospital in which every death is laid at the door of the medical staff. One result of this hot pursuit of the student purse is the growth of courses tailored to whatever is currently in fashion among 20-year-olds. In my own discipline of English, that means vampires rather than Victorians, sexuality rather than Shelley, fanzines rather than Foucault, the contemporary world rather than the medieval one. It is thus that deep-seated political and economic forces come to shape syllabuses. Any English department that focused its energies on Anglo-Saxon literature or the 18th century would be cutting its own throat.

With thanks to Stuart Elden at Progressive Geographies for this news