Foucault News

News and resources on French thinker Michel Foucault (1926-1984)

Christiaens, T.
The entrepreneur of the self beyond Foucault’s neoliberal homo oeconomicus
(2020) European Journal of Social Theory, 23 (4), pp. 493-511.

DOI: 10.1177/1368431019857998

Abstract
In his lectures on neoliberalism, Michel Foucault argues that neoliberalism produces subjects as ‘entrepreneurs of themselves’. He bases this claim on Gary Becker’s conception of the utility-maximizing agent who solely acts upon cost/benefit-calculations. Not all neoliberalized subjects, however, are encouraged to maximize their utility through mere calculation. This article argues that Foucault’s description of neoliberal subjectivity obscures a non-calculative, more audacious side to neoliberal subjectivity. Precarious workers in the creative industries, for example, are encouraged not merely to rationally manage their human capital, but also to take a leap of faith to acquire unpredictable successes. It is this latter risk-loving, extra-calculative side to neoliberal subjectivity that economists usually designate as ‘entrepreneurial’. By confronting Foucault with the theories of entrepreneurship of the Austrian School of Economics, Frank Knight, and Joseph Schumpeter, the Foucauldian analytical framework is enriched. Neoliberal subjectivation is not the monolithic promotion of utility-maximizing agents, but the generation of a multiplicity of modes for entrepreneurs to relate to oneself and the market. © The Author(s) 2019.

Author Keywords
creative industries; entrepreneurship; Foucault; neoliberalism; subjectivity

Baptiste Lanaspeze, Marin Schaffner (Éds.) : Les Pensées de l’écologie. Un manuel de poche, Wild Project, 2021

Qu’est-ce que connaître le vivant ? Comment bien vivre sur Terre ? À partir de quels principes refaire des mondes ?

Depuis un demi-siècle environ, les humanités écologiques recomposent les relations entre nature et culture, homme et animal, éthique et biologie, connaissance et imagination… Sur ces grands enjeux politiques et moraux de notre époque, qui mobilisent les jeunes générations, ce manuel assemble des textes clefs, des autrices et des auteurs, des questions structurantes – mais présente aussi des lignes de faille et de débat.

Ce manuel repose sur une conviction simple : l’écologie n’est pas une nouvelle thématique qui s’ajoute aux autres – mais elle affecte l’intégralité des notions philosophiques et des enjeux de notre temps.

Un panorama inédit sur un siècle de pensées de l’écologie – pour tou·te·s les étudiant·e·s et les curieux·se·s.

Sommaire
1 Qu’est-ce que connaître le vivant ?
La science permet-elle de connaître la vie ?
Le vivant a-t-il une valeur en soi ?
Faut-il encore parler de nature ?
Le monde est-il magique ?
La nature est-elle libre ?
Comment le vivant fait-il histoire ?

2 Comment bien vivre sur Terre ?
Qu’est-ce que la crise écologique ?
Comment habiter les territoires de façon écologique ?
Comment nourrir l’humanité sans détruire la terre ?
Peut-on penser des techniques écologiques ?
Qu’est-ce que bien vivre ?

3 À partir de quels principes refaire des mondes ?
Qu’est-ce que la nature humaine ?
En quoi sommes-nous terrestres ?
Peut-on faire société sans dominer la nature ?
Comment articuler justice sociale et justice écologique ?
Qu’est-ce qu’une esthétique écologique ?
Qu’est-ce que l’écologie fait à la philosophie ?

Avec des textes de :
David Abram, L’Alliance des gardiens et des enfants de la Terre Mère, Günther Anders, Janine Benyus, Wendell Berry, Augustin Berque, Murray Bookchin, J. Baird Callicott, Rachel Carson, Pierre Clastres, Gilles Clément, William Cronon, Charles Darwin, Gilles Deleuze, Philippe Descola, Thom van Dooren, Vinciane Despret, Sue Donaldson, Arturo Escobar, Françoise d’Eaubonne, Silvia Federici, Vilém Flusser, Jack D. Forbes, Malcom Ferdinand, Michel Foucault, Amitav Ghosh, André Gorz, Félix Guattari, Emilie Hache, Donna Haraway, David Holmgren, Ivan Illich, Kinji Imanishi, Davi Kopenawa, Piotr Kropotkine, Will Kymlicka, Catherine & Raphaël Larrère, Bruno Latour, Aldo Leopold, Claude Lévi-Strauss, James Lovelock, Lynn Margulis, Achille Mbembe, Carolyn Merchant, Baptiste Morizot, Arne Næss, Val Plumwood, Elisée Reclus, Deborah Bird Rose, Kirkpatrick Sale, R. Murray Schafer, Vandana Shiva, Anne Simon, Gary Snyder, Starhawk, Isabelle Stengers, Christopher Stone, Henry David Thoreau, Anna Tsing, Eduardo Viveiros de Castro, Jakob von Uexküll, Frans de Waal.

Un manuel conçu et réalisé par :
Baptiste Lanaspeze, fondateur des éditions Wildproject, a contribué à importer et acclimater en France les pensées de l’écologie.
Marin Schaffner, ethnologue de formation, traducteur et éditeur associé des éditions Wildproject, est l’auteur d’Un sol commun : lutter, habiter, penser (2019).

Foucault – Duby – Dumézil – Changeux – Thom : Cinq grands entretiens au Champ Freudien, Navarin – Février 2021
Introduction par Christiane Alberti, Deborah Gutermann-Jacquet, France Jaigu

Lacan a toujours insisté pour que les psychanalystes ne s’isolent pas, mais s’ouvrent aux autres disciplines. Son enseignement porte la trace d’un intérêt constant pour les différents champs du savoir.
La psychanalyse a une affinité fondamentale avec la conversation. Ce volume invite à raviver les connexions.

Sont ici réunis cinq grands entretiens avec des figures de l’effervescence théorique d’une époque où la psychanalyse conversait à bâtons rompus avec les autres disciplines : Foucault, Dumézil, Duby, côté philosophie, anthropologie, histoire ; Changeux et Thom, côté biologie, épistémologie.

On y rencontre le scientifique aux prises avec son objet et ce qui résiste à sa saisie. On interroge, on ferraille. L’enquête est sérieuse, le ton enjoué. Les voix vibrent, l’énonciation est fulgurante. Échanges et frottements font saillir les articulations, les jointures impossibles et l’inattendu. Le projet d’une nouvelle science de l’homme fait l’épreuve de ses failles. Ce réel indissoluble est la matière de ces entretiens menés par Ornicar ?, revue du Champ freudien.

Sommaire :

GEORGES DUMÉZIL – Des mariages
RENÉ THOM – Métaphysique extrême
GEORGES DUBY – Passion de la Dame
JEAN-PIERRE CHANGEUX – L’homme neuronal
MICHEL FOUCAULT – Dispositif de la sexualité

Genealogies of Philosophy: Lynne Huffer. Interviewed by Sidra Shahid and Jeremy Bendik-Keymer.
Part One 5 March 2021
Part Two 2 April 2021

Jeremy Bendik-Keymer and I sat down to talk to Lynne Huffer, who brings literary theory, French studies, queer theory, and philosophy to her work on Foucault. In her most recent book, Foucault’s Strange Eros, Lynne reads Foucault through a Sapphic lens, delivering an ethics of wonder and with it alternative possibilities for thinking and feeling.

In this first part of the interview, I wanted to understand Lynne’s path – how she arrived at her dazzlingly original reading of Foucault across her trilogy (Mad for Foucault, Are the Lips A Grave, and Foucault’s Strange Eros). Here Lynne tells us about the kind of ethics she finds in Foucault, the relationship between modes of writing and modes of thinking, what genealogy means for subjectivity, and how working with fragmentation and discontinuity can generate original possibilties for thinking and being.
[…]

Brenner Brunetto : Le soin du moi dans la philosophie antique. Une analyse foucaldienne des pratiques du moi dans l’Antiquité, Notre Savoir, 2021

On peut dire que la philosophie antique, plus précisément celle de la période postérieure à la philosophie naturelle, c’est-à-dire la philosophie dite classique, est née avec la célèbre phrase delphique ” connais-toi toi-même “(gnōthi seautón), phrase qui, à son tour, a été connue grâce à Socrate d’Athènes.Pour Michel Foucault, cette phrase n’était que la partie émergée d’un iceberg qui contenait un fond plus robuste et plus volumineux désigné par Foucault comme epiméleia heautou, ou, plus précisément, comme soin de soi. Avec cette idée, le philosophe français arrive à sa théorie connue sous le nom d’Esthétique de l’existence, dans laquelle l’agent éthique est, en même temps, artiste et œuvre de lui-même. Ce soin du moi, qui présentait quelques différences d’une école à l’autre, ou, plus précisément, d’une période à l’autre, à savoir : 1) la période socratique/platonicienne ; 2) la période hellénistique et ; 3) la période chrétienne.Ainsi, l’objectif de ce texte est de faire une brève analyse de ces périodes.

Webb, S.
Philosophy as a feminist spirituality and critical practice for Mary Astell
(2020) Metaphilosophy, 51 (2-3), pp. 280-302.

DOI: 10.1111/meta.12411

Abstract
The question of how gender might inflect and affect philosophy as a way of life has been somewhat neglected, as has the role of philosophical modes of living for historical female philosophers. This essay draws on Michel Foucault’s multifaceted, Hadot-inspired conception of philosophy to show how transformative philosophical practices of the self function as feminist praxis in the work of the early modern feminist philosopher Mary Astell. Philosophy in Astell’s texts, the essay argues, is a spiritual practice of the self that at the same time functions as a feminist critique both of sexist social structures and of the self that undertakes the practice. It facilitates women in achieving internal freedom. Finally, the essay discusses potential feminist concerns about Astell’s proposed philosophical way of living, before suggesting that it may have value for women today. © 2020 Metaphilosophy LLC and John Wiley & Sons Ltd

Author Keywords
critique; early modern; feminism; Mary Astell; Michel Foucault; philosophy as a way of life; practices of the self; spirituality

Eric Marty : Le Sexe des Modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre, Seuil, 2021

Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l’est plus encore.

Ce livre est d’une certaine manière l’histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu’au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu’à Judith Butler.

Pourtant, parce qu’il s’agit d’un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d’être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l’Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées…

Il s’agit ici non seulement d’éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d’explorer ce qui s’est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ?

Car le moment est venu d’interroger le partage du sexe et du genre sous l’angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.

Zitcer, A.
Making Up Creative Placemaking
(2020) Journal of Planning Education and Research, 40 (3), pp. 278-288.

DOI: 10.1177/0739456X18773424

Abstract
Creative placemaking is an increasingly prevalent form of planning practice that invokes arts and culture as tools for revitalization. Planners, policymakers, funders, and practitioners are engaged in a discursive struggle to define what is meant by creative placemaking and what value it holds for cities. Using frameworks developed by Foucault and Hacking, I analyze the emergence and ongoing contestation of this term, contrasting the way creative placemaking is understood and enacted by actors in Philadelphia with definitions employed by national funders. I argue that practitioner and community voices deserve amplification in the unfinished work of creative placemaking as urban practice. © The Author(s) 2018.

Author Keywords
arts; arts economic development; creative placemaking; discourse; Philadelphia

Muhamedin Kullashi, Foucault et Lefort. Regards croisés sur la modernitéInvention des disciplines ou invention de la démocratie moderne ?, L’Harmattan, 2020

Le croisement des conceptions de Foucault et celles de Lefort sur la modernité s’accompagne, dans cet ouvrage, d’une analyse des différences entre l’image d’une société travaillée par les technologies disciplinaires et celle marquée par l’émergence de la démocratie moderne, comme mutation symbolique profonde. La problématisation des relations entre le pouvoir et le corps, des comportements et des actions des individus, chez Foucault, s’articule autour de l’examen, chez Lefort autour des différences des formes de sociétés et des principes générateurs des relations que les hommes entretiennent entre eux et avec le monde. Un point de convergence important apparaît toutefois chez les deux penseurs : la question des foyers disséminés de contestation, des résistances et des conditions de la liberté, comme réel enjeu de nos sociétés contemporaines.

Muhamedin Kullashi a enseigné au Département de philosophie à l’Université de Paris 8 entre 1992 et 2017. Il fut ambassadeur de la République du Kosovo à Paris.

stuartelden's avatarProgressive Geographies

The new translation of Jean Cavaillès, On Logic and the Theory of Science, some second-hand books by Eliade, a collective volume on Vincennes, the reedition of Foucault’s first two Collège de France courses, a special issue of the Carceral Notebooks on ‘Foucault and the Politics of Resistance in Brazil’, and Derrida’s Donner le temps II.

Carceral Notebooks 13: Foucault and the Politics of Resistance in Brazilwas kindly sent to me by Marcelo Hoffman, who edited the volume. The essays are available open access here, though it’s nice to have a physical copy.

The Foucault lecture courses are the new editions. There is an interesting editorial note about this new edition, which notes that there is a difference in how the first courses published differ from the later ones. The initial courses (‘Society Must Be Defended’ and Abnormal, for instance) made limited use of the…

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