Foucault News

News and resources on French thinker Michel Foucault (1926-1984)

stuartelden's avatarProgressive Geographies

I found this yesterday, while looking for something else. It’s Foucault’s library card for the Bibliothèque nationale de France, found on their images site.

I can’t read and/or decipher it all, but here’s what I can work out.

The photo looks like early 1960s to me, and there is a date of 25.9.1962 in the bottom right. But there are also a series of dates in the top half beginning with 12.IV.69 and then yearly renewals from 1970 through to 1979, though I think missing 1978. We know that Foucault started using the Bibliothèque du Saulchoir as his primary research base in summer 1979.

Under Titres, it first says agregé de philosophie, then Prof Fac en Vincennes (which Foucault joined in 1968) and then Collège de Fr[ance], to which he was elected in 1970.

The first address is 13 rue du Dr Finlay, where Foucault moved in summer 1961…

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Children in Theory: Theories of Power seminar series at the University of Liverpool (2022)
Includes two videos of recorded sessions.

General information on the Children in Theory project at the University of Liverpool

Theories of Power
In this session of the “Children in Theory” series, Dr. Guilel Treiber (KU Leuven) introduces the main questions and issues arising from studies on power. He later discusses with Michael Gallagher (Manchester Metropolitan University) the value and applicability of theories of power (in particular Foucault) to studies of childhood.

Recording one
In this session, Guilel Treiber introduces the concept of power as it has been analysed and conceptualised in the history of philosophy and political thought. In particular, he attempts to introduce four questions surrounding research on power: What is power? Who has power? Where is power located? How is power operated? It starts with wit the basic claim that power is a strongly contested concept, especially if studied across history. What does it mean to have power? Can power be possessed by individuals? Can it be distributed? Passing through authors like, Machiavelli, Hobbes, Nietzsche, Lukes, Gramsci and Foucault, this video attempts to provide an eagle’s eye view of the forms and manifestations of ‘power’ in theory, and how they are used to interpret reality. Some key issues addressed are:

A study of power as family of concepts with contested definitions and understandings.
Steve Lukes’ Three dimensions of power, and the importance of Ideology (Althusser) and Hegemony (Gramsci) to understand these dimensions.
The location of power, and how it resides in individuals, in collectives, and symbolically.
Michel Foucault and the constitutive aspects of power.

Recording Two
Based on the introduction to Theories of Power from the previous video, Michael Gallagher and Guilel Treiber discuss various aspects of power, and how it applies to particular issues of childhood. This conversation between an applied researcher and a philosopher provides great insight into the dynamic relationship between theoretical and applied work on childhood. Among the issues addressed are the following:

They explore the role of power in studies of child agency.
The tension between protection and participation during childhood from a power framework.
The value of Foucauldian analyses of power in studies of childhood.

Further References and Resources – included on webpage

CFP:
Appels à contributions
La figure de l’auteur entre hier et aujourd’hui : Posture(s) et esthétique(s) (2022)

Le 30 Septembre 2022
Université de Sfax, Faculté des Lettres et Sciences Humaines
Tunisia

Laboratoire de Recherche Interdisciplinaire en Discours, Art, Musique et Économie
(LARIDIAME, LR18ES23)

Colloque international
Du 2 au 4 février 2023

Appel à communications
Les propositions de communication, d’environ une demi page (titre et résumé) accompagnées d’une courte notice biographique sont à envoyer uniquement par voie électronique avant le 30 septembre 2022 l’adresse suivante :
mutrabelsi@gmail.com

La « figure de l’auteur » : posture(s) et esthétique(s)

Dans un texte manifeste, Barthes écrit en 1968, en reformulant l’idée de « l’écriture neutre […] où vient se perdre toute identité, à commencer par celle-là même du corps qui écrit » de Mallarmé, que l’écriture commence lorsque « l’auteur entre dans sa propre mort ». L’auteur moderne, toujours selon Barthes, « naît en même temps que son texte ; il n’est d’aucune façon pourvu d’un être qui précéderait ou excéderait son écriture ». Michel Foucault (1969), pour sa part, ajoute dans « Qu’est-ce qu’un auteur ? », que l’auteur n’est qu’une fonction qui ne renvoie pas à un individu réel et qu’il « peut donner lieu simultanément à plusieurs ego, à plusieurs positions-sujets […] » Cette figure encombrante ne sert, comme l’affirme Paul Zumthor (1972), qu’à situer le texte sur un « plan de dialogue virtuel » avec son lecteur supposé. Mais peut-on occulter cette instance, si nécessaire au texte qu’elle informe (à laquelle elle donne forme) que le lecteur n’a pu que reconnaître son existence ?

Le sacrifice impossible de l’auteur laisse aujourd’hui place, selon Alain Brunn, à une présence renouvelée de celui-ci même dont on avait proclamé la mort. D’ailleurs, Barthes lui-même dans Le Plaisir du texte, soutient qu’on désire l’auteur dans le texte, qu’on « a besoin de sa figure (qui n’est ni sa représentation, ni sa projection) » comme il a besoin de la nôtre. Barthes repense « la figure auctoriale, une figure que nous constituons pour telle et qui en retour nous constitue en lecteur » (Alain Brunn, 2001). Ainsi si l’auteur est prétendu mort en tant qu’institution, personne civile et biographique, telle qu’il est présenté par l’histoire littéraire, il demeure cette instance irremplaçable de l’acte esthétique et de la consommation de l’œuvre, cette construction singulière d’un fantasme, d’une utopie par un texte qu’il s’agit d’interroger. Le texte littéraire n’est pas un objet signifiant désincarné, mais une « interface entre deux interlocuteurs séparés l’un et l’autre dans le temps et l’espace mais qui se désirent, se cherchent ou se fuient tout à la fois » (Maurice Couturier, 1995).

La postmodernité, réutilisant au besoin des notions antiques, réévalue cette instance scripturale à l’ère du numérique, du pouvoir des médias de masse et des nouvelles technologies, proposant de nouvelles stratégies auctoriales : ethos, postures, transfictionnalité et transmédialité… enrichissant et brouillant à la fois la représentation de la figure de l’auteur.

Cependant, quand nous abordons cette problématique, nous nous heurtons à plusieurs difficultés. Tout d’abord, certains narratologues structuralistes se montrent réticents à l’égard d’une telle analyse. S’il est facile, selon eux, de cerner la figure du narrateur à partir d’indices textuels précis, il est impossible, selon eux, d’accéder à celle de l’auteur. Qui écrit ? La figure de l’auteur se situe-t-elle dans l’intratextuel ou dans l’extratextuel ou à la frontière de l’intratextuel et de l’extratextuel ?

De plus, nous constatons une variation de l’image de l’écrivain dans ses œuvres ou même dans la même œuvre et certains auteurs offrent d’eux-mêmes de multiples images contradictoires, voire erronées. Leur but n’est pas de s’exhiber, mais de se dissimuler, de se cacher et de rendre impossible les tentatives de certains critiques d’accéder à leur moi intime. Que faire dans ce cas ? Est-ce qu’on devrait cerner l’image de l’auteur à partir de la personne réelle, celle qui signe l’œuvre ou à partir de la figure imaginaire qui se construit dans et par le texte ?

Il s’agit de tenter, dans le cadre de ce colloque, de définir « le noyau dur de l’énonciation littéraire » selon la terminologie de Cécile Haye et Michel Lisse [1] et d’esquisser une réflexion sur les approches à mettre en œuvre pour atteindre cet objectif. Une telle réflexion est d’autant plus nécessaire que le chercheur se trouve aujourd’hui devant diverses conceptions et représentations de l’auteur et devant l’émergence de plusieurs notions voisines comme celles de « l’ethos », de « l’ethos auctorial », de « la posture », de « la scénographie auctoriale », etc.

Certes, il ne semble pas facile de proposer une définition de « la figure de l’auteur » qui s’adapte à toutes les œuvres, à tous les courants littéraires et à tous les siècles. Cependant, l’intérêt du colloque est de surmonter les difficultés terminologiques et épistémologiques et d’apporter des éclairages variés à cette question si complexe en déstructurant les représentations traditionnelles de l’écrivain et en exploitant l’apport de la linguistique, de la stylistique, de la narratologie énonciative et des sciences humaines. Les éléments paratextuels comme la préface, l’épigraphe, la présentation de la biographie de l’auteur, le prière d’insérer, l’illustration, les notes de bas de page, etc., peuvent également aider les chercheurs à appréhender la figure de l’écrivain en leur fournissant de précieuses informations présentées en marge des textes.

En somme, la figure de l’écrivain n’est pas une entité figée, elle évolue, se métamorphose et change de forme, de sens, de fonction et de fonctionnement selon le contexte énonciatif, générique, philosophique, culturel, sociologique, historique où elle apparaît. On peut l’appréhender soit à partir de l’image que produit l’œuvre, soit à partir des zones paratextuelles périphériques et indécises. Dans les deux cas, il semblerait même s’agir, comme l’affirme Ruth Amossy [2] d’« une figure imaginaire », d’ « un être de mots », d’une « représentation imaginaire d’un écrivain en tant que tel ». Espérons qu’au terme de nos travaux et de nos débats, nous arriverons à montrer que « l’auteur » ne peut pas mourir et qu’il est toujours là, mais que sa survie nécessite un renouvellement constant des méthodes de lecture des œuvres littéraires.

Le Laboratoire de recherche Interdisciplinaire en Discours, Art, Musique et Économie (LR18ES23) de Sfax voudrait consacrer un colloque international à la question de l’auteur dans l’ensemble de ses représentations. Nous voulons nous interroger, dans le cadre de ce colloque, sur cette notion de l’auteur dans la littérature, le théâtre, les études postcoloniales, l’art, la traduction ou les cultural studies.

Les contributions attendues devraient permettre une ouverture sur des réflexions heuristiques. Cependant, il ne s’agit pas de se limiter à un simple débat théorique ni de proposer un bilan définitif.

Sans prétendre à l’exhaustivité, quelques axes de recherches peuvent être suggérés :

– Ethos et Posture

– Les représentations scripturales et visuelles de l’auteur

– L’auteur à l’heure du numérique

– Auteur et réseaux sociaux de masse

– Biographie, autobiographie et autofiction

– Image de l’auteur et paratexte.

Bibliographie :

AMOSSY Ruth, « La double nature de l’image d’auteur », Argumentation et analyse du discours, n° 3, 2009.

BARTHES Roland, « La Mort de l’auteur », Mantéia, n° 5, 1968.

BÉNICHOU Paul, Le Sacre de l’écrivain (1750-1830). Essai sur l’avènement d’un pouvoir spirituel laïque dans la France moderne, Paris, Corti, 1973.

BONNET Jean-Claude, « L’Écrivain comme fantasme », Poétique, « Le Biographique », n° 63, septembre 1985.

BRUNN Alain, L’auteur, Paris, Flammarion, « collection Corpus », 2001.

CHARAMAT Gabrielle et GOULET Alain (dir), L’auteur, Caen, Presses Universitaires de Caen, 1996.

COUTURIER Maurice, La Figure de l’Auteur, Paris, Le Seuil, 1995.

DUBOIS Jacques, L’Institution de la littérature, chap. V, « Statut de l’écrivain », Bruxelles, Labor, 1978.

FOUCAULT Michel, « Qu’est-ce qu’un auteur ? », Bulletin de la Société française de philosophie, t. LXIV, 1969, p. 73-104.

GENETTE Gérard, L’Œuvre de l’art. Immanence et transcendance, Paris, Le Seuil, 1994.

HAYEZ Cécile et LISSE Michel, Apparitions de l’auteur, études interdisciplinaires du concept d’auteur, Bern, Peter Lang, 2005.

JEANDILLOU Jean-François, Supercheries littéraires : la vie et l’œuvre des auteurs supposés, Paris, Usher, 1989.

JEANDILLOU Jean-François, Esthétique de la mystification : tactique et stratégie littéraires, Paris, Éditions de Minuit, coll. « Propositions », 1994.

KERBRAT-ORECCHIONI Catherine, L’Énonciation : de la subjectivité dans la langue, Paris, Armand Colin, 1980.

KILITO Abdelfattah, L’Auteur et ses doubles. Essai sur la culture arabe classique, Paris, Le Seuil, 1985.

LAUGAA Maurice, La Pensée du pseudonyme, Paris, PUF, 1986.

LECLERQ Gérard, Le Seau de l’œuvre, Paris, Seuil, 1998.

MEIZOZ Jérôme, « Ce qu’on fait dire au silence : posture, ethos, image d’auteur », Argumentation et analyse du discours, 3, 2009.
Proust Marcel, Contre Sainte-Beuve (texte de 1909), Paris, Gallimard, 1954.

Quai Voltaire, « Plagiats, supercheries et mystifications littéraires » (débat animé par M. Bydlowski), n° 1, hiver 1991, p. 83-92.

Revue des sciences humaines, « Le Biographique », n° 224, 1991-4.

RORTY Richard, « De l’idéalisme du XIXe siècle au textualisme du XXe siècle » (1981), Conséquences du pragmatisme, Paris, Le Seuil, 1993.

Textuel, n° 22, « Images d’écrivains », Université Paris VII, 1989.

VESSILHIER-RESSI Michèle, Le Métier d’auteur, Paris, Dunod, 1982.

VIALA Alain, Naissance de l’écrivain : sociologie de la littérature à l’âge classique, Paris, Éditions de Minuit, 1985.

ZILSEL Edgar, Le Génie : histoire d’une notion de l’Antiquité à la Renaissance, traduction de THEVENAZ Michel, Paris, Éditions de Minuit, 1993.

ZUMPTHOR Paul, Essai de poétique médiévale, Paris, Le Seuil, 1972.

Les propositions de communication, d’environ une demi page (titre et résumé) accompagnées d’une courte notice biographique sont à envoyer uniquement par voie électronique avant le 30 septembre 2022 l’adresse suivante :
mutrabelsi@gmail.com

Inscription :
Les frais de participation (sans hébergement) :
100 euros pour les non-Maghrébins
200 dinars pour les Tunisiens et les Maghrébins
Les frais d’inscription sans hébergement couvrent les pauses café, le déjeuner et le pack du colloque. Le déplacement et l’hébergement en demi-pension seront à la charge des communicants.

Comité scientifique :

· Abdellah Baida, Arselène Ben Farhat, Nizar Ben Saad, Radouane Briki, Sonia Fitouri, Kamel Gaha, Pierre Garrigues, Sanae Ghouati, Philippe Jousset, Monia Kallel, Alain Montandon, Chokri Rhibi, Khaled Rizk, Abdallah Romli, Abderrahman Tenkoul, Naima Tlili, Mustapha Trabelsi.

Comité d’organisation :

· Raoudha Allouche, Dorra Abida, Ola Boukadi, Laila Euchi, Samia Gadhoumi, Ines Hamed, Taieb Haj Sassi, Lassaad Héni, Mohamed Amin Kacem, Sanda Mastouri, Sonia Mziou, Hana Njima, Moez Rebai, Mouna Sassi, Olfa Zghal.

Calendrier
30 septembre 2022 : réception des propositions de communication
30 octobre 2022 : notification aux auteurs
2/3/4 février 2023 : Colloque international

Décembre 2023 : publication des actes du colloque

Responsable : Laboratoire de Recherche Interdisciplinaire en Discours, Art, Musique et Economie (LARIDIAME)

[1] Cécile Hayez et Michel Lisse, Apparitions de l’auteur, études interdisciplinaires du concept d’auteur, Bern, Peter Lang, 2005.
[2] Ruth Amossy, « La double nature de l’image d’auteur », Argumentation et analyse du discours, 3, Open Edition Journals, 2009.

RESPONSABLE : Laboratoire de Recherche Interdisciplinaire en Discours, Art, Musique et Economie (LARIDIAME)
URL DE RÉFÉRENCE https://www.facebook.com/people/Labo-de-Recherche-Interdisciplinaire-en-Discours-Art-Musique-et-Economie/100054232490822/
ADRESSEUniversité de Sfax, Faculté des Lettres et Sciences Humaines


Discours et politiques de l’identité. À partir de Michel Foucault
Édité par Philippe Sabot, Presses Universitaires du Septentrion, 2022.

Foucault n’aimait pas les logiques de l’identité : celles-ci témoignent de l’assignation de nos discours aux figures de l’autorité ou de la vérité ; mais cette assignation pousse aussi sa prise au-delà de nos discours, jusque dans nos vies, alors vouées à décliner leur identité, à s’identifier à des formes de vie qui sont aussi des normes de vies.

Il importe d’analyser de manière détaillée les ressorts théoriques et pratiques de ces logiques d’assignation identitaire ainsi que leurs effets individuels et collectifs. Mais il faut également se demander, avec Foucault et pour une part à partir de sa pensée, si refuser les logiques de l’identité est non seulement possible mais surtout souhaitable pour des sujets qui, s’ils ne sont pas « identifiés » ou identifiés comme de « bons » sujets, peuvent aussi bien souffrir de cette absence d’identité qui fait d’eux des entités spectrales et vulnérables : des identités négatives, abandonnées dans les marges de la reconnaissance politique et sociale, et ne bénéficiant d’aucune ressource pour déployer leur puissance d’agir et leur mode d’existence.

Introduction
Philippe Sabot

Chapitre 1. Résister à l’identité ?
Pour ou contre l’identité ? Assujettissement, subjectivation, autonomie
Daniele Lorenzini

De la résistance comme pratique de liberté. Attitude critique et politiques de coalition
André de Macedo Duarte

Le diagnostic et l’œil révulsé chez Foucault. Penser l’identité du présent
Daniel Verginelli Galantin

La résistance comme geste. Aux limites non-discursives de la parrêsia
Arianna Sforzini

Chapitre 2. Identités en tous genres
Fou Foucault. L’Histoire de la folie et le renouvellement de la pensée queer
Guilel Treiber

Foucault, mauvais genre. Par-delà une psychanalyse du « sexe-désir »
Thamy Ayouch

Troubles dans l’identité. Genre, corps et sujet selon le « dispositif de sexualité »
Maria Rita de Assis César

Le pouvoir et les mots. Judith Butler et la performativité sociale du genre
Audrey Benoit

Chapitre 3. Identités, altérités : figures de l’étranger
Identités errantes, identités perdues. Tenir bon à Calais
Sophie Djigo

Laisser vivre, laisser mourir. Étranger à la nation
Guillaume le Blanc

L’alèthurgie nègre et le corps d’extraction
Orazio Irrera

Chapitre 4. Biopolitiques de l’identité : vie, sécurité, travail
Formes de vie, formes d’existence et politique
Stéphane Zygart

Les technologies du pouvoir et la production de la peur. Gestion de la délinquance, désir de sécurité et production d’identité
Cesar Candiotto

Affiliation disciplinarisée, désaffiliation marginalisée, subjectivation productrice. Trois visages de l’homme travaillant
Judith Revel

Conclusion. Identités perdues ?
Philippe Sabot

CFP
Appel à contributions
Raymond Roussel dans son temps ? (n°8 de la Revue des Lettres Modernes)

L’inscription de Raymond Roussel dans l’histoire littéraire reste problématique, tellement l’auteur s’est efforcé de préserver une solitude et une distance radicales par rapport à la société et au monde littéraire et culturel de son époque. Né en 1877 et décédé en 1933, Roussel chevauche la Belle Époque, le Symbolisme, le Décadentisme et les folles années vingt. Ses textes restent cependant difficiles à relier au contexte dans lequel ils naissent, à leur époque, ainsi qu’aux mouvements littéraires et artistiques qui leur sont contemporains.

Le huitième volume de la Revue Roussel propose donc aux chercheurs d’interroger les coordonnées, éminemment problématiques, de l’inscription de l’auteur par rapport à l’histoire littéraire et au contexte général dans lequel il a évolué.

Il paraît d’abord difficile d’associer Roussel à la littérature de son temps. Ses textes s’efforcent en effet de contredire les canons esthétiques et les valeurs morales sur lesquelles se fondait justement le capital symbolique dans le champ littéraire au XIXe siècle : pas de personnages forts, pas de psychologisme, pas d’analyse des caractères. Rien n’est plus étranger à Roussel que la volonté balzacienne de s’ériger en secrétaire de la société de son temps, de dresser une fresque d’une époque, tel Zola, ou encore d’illustrer la philosophie positiviste dans le récit. Difficile aussi d’imaginer une poétique plus éloignée des Parnassiens (édités par Alphonse Lemerre) ou des Symbolistes que celle de Roussel, tellement son écriture poursuit les désignations précises plutôt que la musicalité, l’évocation à travers les nuances. Bref, rien ne saurait être plus dissemblable du vers roussellien que la poétique musicale de Verlaine, ou encore celle formulée par Rimbaud dans La Lettre du voyant ou encore les maximes parfois lyriques de Lautréamont. Chez Roussel, ni musique, ni tentative prométhéenne de voler le feu de l’Olympe.

De même rien n’est plus étranger à Roussel que les poétiques de rupture formulées par les avant-gardes vingtièmistes : aucun culte de la provocation, nulle volonté de libérer qui que ce soit de quoi que ce soit, pas d’attente révolutionnaire, aucune tentative de faire émerger un langage enfoui dans l’inconscient, aucune prétention de renouveler le trésor des images poétiques. Pierre Bazantay va même jusqu’à constater dans l’œuvre poétique de Roussel « la disparition à peut près totale de ce que l’on nomme “poésie”[1] ».

Les rapports de Roussel, souvent présenté comme un précurseur, aux avant-gardes de son temps, notamment par Dada et le surréalisme, exigeraient probablement de faire l’objet d’une analyse à nouveaux frais. On sait que les premières des pièces de Roussel furent un peu la bataille d’Hernani des surréalistes… Mais Roussel n’est-il pas au plus loin de l’irrationalité dont se revendiquaient les investigations de ces jeunes gens ?

Évalué à l’aune de la « beauté convulsive » réclamée pour l’œuvre d’art par Breton, ses textes semblent curieusement marginalisés par d’autres, quand bien même Dalí a vu dans ses textes une machine hallucinatoire… Michel Foucault et Henri Béhar l’avaient dit, chacun à sa manière : il ne peut y avoir aucun rapport entre une écriture aussi froidement rationnelle que celle de Roussel et l’exaltation propre au surréalisme.

Plus généralement, l’écriture de Roussel aurait-elle su trouver un langage atemporel, qui se situe littéralement, hors du temps ? Aurait-elle finalement réussi à se situer hors du monde ? Dans quelle mesure cette œuvre, tellement hantée par le temps, a-t-elle paradoxalement pu ou su s’en abstraire, voire se soustraire à tous les classements de l’histoire littéraire ? Sans nul doute, la vision déportée, anticipatrice que Roussel porte sur son temps, « l’espoir d’un épanouissement posthume à l’endroit de (s) es livres », confèrent-ils au texte une réception très particulière, en faisant de l’auteur un « contemporain posthume ». C’est peut-être une des raisons qui donnent l’impression que Roussel ne nous parle pas exactement de son époque, mais peut-être également des mondes cybernétiques, robotiques, voire story-tellisés qui sont les nôtres.

Et pourtant, les travaux d’A.-M. Amiot, P. Bazantay, B. Gromer ont bien démontré à quel point l’oeuvre de Roussel est bel et bien imprégnée de la culture et de la société de son temps ; sédimentée à la fin du xixe siècle, elle est également fille de la Révolution industrielle et de la Belle Époque.
Pour ne prendre qu’un exemple, les décors et les personnages qu’il plante dans ses livres proviennent essentiellement du monde de son enfance. Une enfance – qu’il disait d’un bonheur parfait – vécue immergé dans l’univers fantaisiste de la Foire de Neuilly, du Carnaval de Nice, des fêtes déguisées que sa mère organisait, ou encore des théâtres de marionnettes, des guignols, des spectacles de prestidigitateurs, des opérettes, et du cirque. De sorte que l’œuvre de Raymond Roussel nous fournit en partie des séries de cartes postales de son époque. La Doublure est un plan séquence du carnaval de Nice, La Vue, une série d’instantanés de stations balnéaires bien bourgeoises. La Seine et Les Noces deux longs plans séquences où défile le Paris d’une Belle époque quelque peu nonchalante.

Les modèles narratifs rousselliens sont ainsi largement empruntés à la littérature populaire de son temps, aux contes merveilleux, aux légendes, mais aussi au roman à énigme ou d’anticipation, au fantastique en général qui s’origine au XIXe siècle. Les sources culturelles, l’intertextualité des œuvres rousselliennes restent ainsi encore largement à explorer.

La question si paradoxale de l’inscription de Roussel dans son temps est largement ouverte à des problématiques tangentes que nous n’aurions peut-être pas évoquées dans les lignes qui précèdent. Aussi, nous attendons des contributeurs qu’ils s’emparent de cette discussion et contribuent à renouveler la perception si mouvante et délicate d’une œuvre encore énigmatique et d’un auteur à nul autre pareil.

PROPOSITIONS
Nous attendons vos propositions pour le 15 septembre 2022
2001hs@gmail.com ; christophe.reig@univ-perp.fr
Après décision définitive, le 30 septembre 2022, les contributions seront à remettre le 30 mai 2023.
Le volume sera publié par La Revue des lettres modernes (Classiques Garnier) lors du dernier semestre 2023.

Quelques références bibliographiques rousselliennes en rapport avec les pistes évoquées

VOLUMES INDIVIDUELS ET COLLECTIFS

AMIOT Anne-Marie et REGGIANI Christelle (dir.), Nouvelles impressions critiques, Revue des lettres modernes, série Raymond Roussel, n° 1, Paris-Caen, Lettres modernes Minard, 2001, 247 p.
AMIOT Anne-Marie et REGGIANI Christelle (dir.), Formes, images et figures du texte roussellien, Revue des lettres modernes, série Raymond Roussel, n° 2, Paris-Caen, Lettres modernes Minard, 2004, 229 p.
AMIOT Anne-Marie, REGGIANI Christelle et SALCEDA Hermes (dir.), Musicalisation et théâtralisation du texte roussellien, Revue des lettres modernes, série Raymond Roussel, n° 3, Caen, Lettres modernes Minard, 2007, 294 p.
AMIOT, Anne-Marie, Un mythe moderne : * Impressions d’Afrique + de Raymond Roussel, Minard, Archives des Lettres modernes, n1 176, Paris, 1977.
BAZANTAY Pierre, REGGIANI Christelle, SALCEDA Hermes (dir.), Raymond Roussel : hier, aujourd’hui, actes du colloque de Cerisy 9-16 juin 2012, Presses Universitaires de Rennes, 2012.
BAZANTAY, Pierre, Archéologie d’un fait littéraire, Raymond Roussel, Thèse d’Etat, Université de Rennes II, 1987.
BORY Jean-François, Roussel, SARL, Romainville, Al Dante, 2003.
BRUN, Annie Le, Vingt mille lieues sous les mots, Raymond Roussel, J.J. Pauvert, Paris, 1994.
CARADEC, François, Raymond Roussel, Paris, J.J. Pauvert, 1997.
CARROUGES, Michel, Les Machines Célibataires, Paris, Arcanes, 1954.
COLOMBET Marie, L’Humour objectif : Roussel, Duchamp, Paris, Publibook, 2008.
GROMER Bernadette, Nature et elaboration de la fiction dans l’oeuvre de Raymond Roussel, Lille, ANRT, 1998.
JONGEN René-Marie, Variations sur la question langagière, Bruxelles, Publications des Facultés Universitaires Saint-Louis de Bruxelles, 2002.
JUNG, Mathieu, James Joyce, Raymond Roussel : modalités du lisible, thèse de l’Université de Strasbourg, 2014.
KOKUBU, Toshihiro, Le jeu du je chez Raymond Roussel, Lille, Presses Univesitaires du Septentrion, 2004.
LEIRIS, Michel, Roussel l’ingénu, Paris, Fata Moragana, 1987.
NIJIMA, Susumu, Mesure et démesure chez Raymond Roussel, Thèse, Université de Rennes 2, 2004.
TANI, Masachika, Le lieu commun hors du commun chez Raymond Roussel. Thèse pour le doctorat de IIIè cycle sous la direction de M. Henri Béhar, Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris III, 1987.
PIRON François (dir.), Locus Solus. Impressions of Raymond Roussel, Madrid, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, 2011.
REGGIANI Christelle et SALCEDA Hermes (dir.), Réceptions et usages de l’oeuvre de Roussel, Revue des lettres modernes, série Raymond Roussel, n° 4, Caen, Lettres Modernes Minard, 2010.
SALCEDA Hermes et ANDUJAR Gemma, Raymond Roussel : teoria y practica de la escritura. Con la traduccion de Textos embrionarios o Embriones textuales, Barcelone, Universitat Autonoma de Barcelona, 2002.
WELLER Claudia Ella, Zwischen schwarz und weiss : Schrift und Schreiben im selbstreferentiellen Werk von Edgar Allan Poe und Raymond Roussel, Berne, Peter Lang, 2001.

NUMEROS DE REVUES CONSACRES A ROUSSEL

Raymond Roussel, Cahiers de l’Association internationale des études françaises, n° 56, 2004.
Raymond Roussel, Bérénice. Rivista quadrimesale di studi comparati et ricerche sulle avanguardie (L’Aquila), n° 38, 2007.
Raymond Roussel, Europe, n° 1104, avril 2021.

ARTICLES

AMIOT, Anne-Marie,
— « Roussel et la science, Trois figures de l’imaginaire Littéraire », Annales de la Faculté des Lettres de Nice, 1982.
— « L’idéologie roussellienne dans Locus Solus. Raymond Roussel et Camille Flammarion », Mélusine, n1 3, L=Age d=Homme, Lausanne, 1982.
— « Romans d’Aventures et aventures du roman roussellien », Europe, n1 714, Raymond Roussel, Paris, 1988.
— « Raymond Roussel : Cruauté et Grand-Guignol », Jean-Pierre Goldenstein et Michel Bernard (dir.), Mesure et démesure dans les lettres françaises au xxe siècle : Hommage à Henri Béhar, Paris, Honoré Champion, 2007, p. 57-69.
ANGLARD, Véronique, « Raymond Roussel Impressions D’Afrique », Ecole des Lettres II, n1 11, avril 1991, Paris.
BALPE, Jean-Pierre, « Vers une zoologie différente », Le Bestiaire Fantastique, Larousse, Paris, 1974.
BASSET Anne-Marie, « Théâtralisation du corps dans les avant-textes d’Impressions d’Afrique », série Raymond Roussel, n° 3, 2007, p. 141-168.
BAZANTAY Pierre, « Roussel et le feuilleton », Mélusine, n° 25, 2005, p. 121-131.
ERULI, Brunella « Le moule et le clou. Les objets idiots de Roussel », P. Bazantay & P. Besnier, Raymond Roussel, perversion classique ou invention moderne ?, Presses Universitaires de Rennes, 1993.
FINTER, Helga , « L’offrande langagière : scènes », Bazantay P. & Besnier, P., Raymond Roussel, perversion classique ou invention moderne ?, Presses Universitaires de Rennes, 1993.
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***
[1] Bazantay : «Mais c’est un très grand poète » p.158.

RESPONSABLE : Christophe Reig & Hermes Salceda
URL DE RÉFÉRENCE https://classiques-garnier.com/la-revue-des-lettres-modernes-raymond-roussel.html?category_id=253&limit=8&order=created

Chevallier, Philippe. « Foucault avant Foucault », Archives de Philosophie, vol. 85, no. 3, 2022, pp. 151-156.
https://doi.org/10.3917/aphi.853.0151

Article en accès gratuit jusqu’au 30/07/22 sur : https://www.cairn.info/tap-gmsjcp22r371o

En 2013, la Bibliothèque nationale de France a acquis les archives de Michel Foucault, désormais réparties dans 117 boîtes de conservation, complétées depuis par quelques dons de ses proches (comprenant par exemple son mémoire de maîtrise sur Hegel). Nul n’avait soupçonné l’étendue de ce cabinet de travail temporel, témoignage de près de quarante ans de recherche, les notes les plus anciennes étant celles des cours suivis à l’École normale supérieure, qu’il intégra en 1946. Recelant à la fois des manuscrits d’œuvres, de cours, d’articles et travaux divers, augmentés de plusieurs milliers de notes de lecture, l’ensemble acquis par la BnF bouleverse notre connaissance de l’œuvre et éclaire le travail silencieux qui l’a préparée. S’il se disait fréquemment que Foucault s’astreignait à des rythmes de travail dignes d’un ouvrier à son établi, le volume et l’organisation des dossiers conservés le démontrent et confirment un travailleur hors du commun. L’arrivée à la BnF de ce trésor national, au sens légal du terme, a permis de rouvrir plusieurs chantiers éditoriaux, temporairement refermés par l’achèvement en 2015 de l’édition des cours au Collège de France. Parmi ces chantiers, les « Cours et travaux de Michel Foucault avant le Collège de France », édités sous la responsabilité de son ancien assistant François Ewald, retiennent plus particulièrement l’attention par l’éclairage qu’ils jettent sur les années où éclôt la pensée du jeune philosophe, entre l’agrégation obtenue en 1951 et sa thèse d’État soutenue en 1961 …
[…]

La Vie des hommes infâmes. Film de Gilles Deroo et Marianne Pistone (2022)

Critique : La Vie des hommes infâmes
par Fabien Lemercier, Cineuropa, 07/07/2022

Gilles Deroo et Marianne Pistone sculptent une œuvre de fiction passionnante, riche et subtile sous son austérité apparente, sur les frontières de la norme sociale et de la nature humaine
[…]
Dévoilé hier en première mondiale dans la compétition internationale du 33e FIDMarseille, La Vie des hommes infâmes de Gilles Deroo et Marianne Pistone, le second long du duo français après Mouton [+] (prix spécial du jury Cineasti del presente et prix du meilleur premier film à Locarno en 2013)

[…]
“Sa folie a toujours été de se cacher à sa famille, de mener à la campagne une vie obscure, d’avoir des procès, de prêter à usure et à fonds perdus, de promener son pauvre esprit dans des routes inconnues et de se croire capable des plus grands emplois.” La préface d’un livre jamais concrétisé par le philosophe Michel Foucault sur les personnalités singulières dénoncées par leurs proches, recherchées par la police, embastillées et mises au ban du monde, sert de fil conducteur à une intrigue tissée par fragments par les deux cinéastes dans un style dépouillé extrêmement maîtrisé (avec un très impressionnant travail de déplacements posés de la caméra ou des personnages dans les petits espaces), quasi pictural et néanmoins toujours profondément incarné, qui réussit à façonner une atmosphère progressivement captivante.
[…]

Review in English

“His madness has always been to hide from his family, to lead an obscure life in the country, to have lawsuits, to lend usuriously and recklessly, to walk his poor spirit upon unknown paths, and to believe himself capable of the very greatest works.” The preface of a book which never came to fruition by philosopher Michel Foucault, homing in on unique characters who were denounced by their loved ones, tracked down by the police, imprisoned and then outcast, acts as a guiding thread to a story crafted piece by piece by the two filmmakers, in a stripped-back and highly controlled style (with an incredibly impressive exploration of movement, both by the camera and the characters in small spaces) which verges on pictorial but is always deeply embodied, and which manages to create an increasingly captivating atmosphere.

Categories: Film

Histoire de la sexualité de Michel Foucault

Épisodes
Est-ce à force de culpabiliser le plaisir qu’on le provoque et l’intensifie ?
Épisode 4/4 : Volume 4 “Les aveux de la chair”, le plaisir est-il coupable ?
Comment et pourquoi le plaisir sexuel est-il devenu coupable ? Et est-ce à force de culpabiliser le plaisir qu’on le provoque et l’intensifie ?
jeudi 23 juin 2022

58 min
Qu’est-ce qu’une bonne sexualité ?
Épisode 3/4 : Volume 3 “Le souci de soi”, pourquoi la sexualité n’est-elle pas qu’un plaisir solitaire ?
En 1984 paraît “Le souci de soi” : mais quel rapport entre le plaisir et le souci ? Comment le souci de soi peut-il organiser nos pratiques sexuelles et donner une direction morale et même politique à nos existences ?
mercredi 22 juin 2022

59 min
Le plaisir, une stylisation de soi ?
Épisode 2/4 : Volume 2 “L’usage des plaisirs”, à quoi bon se maîtriser ?
Si la construction du “je” est le résultat de normes imposées puis intériorisées, le plaisir peut-il me faire devenir un sujet autrement ? C’est ce que nous enseigne Foucault : en envisageant des plaisirs qui contrecarrent nos désirs, en modifiant son rapport à soi, dans le jeu, peut-on se “créer” ?
mardi 21 juin 2022

1h 00
Sea, sex and sun
Épisode 1/4 : Volume 1 “La volonté de savoir”, pourquoi voulons-nous tout connaître du sexe ?
Le sexe est-il le problème fondamental que les hommes ont à résoudre ? C’est ce que pense Foucault, qui en 1976 fait paraître le 1er tome de l”Histoire de la sexualité”. La sexualité que nous découvrons en nous nous appartient-elle ? Ou est-elle construite, comme tout mécanisme d’assujetissement ?
lundi 20 juin 2022

57 min
Provenant de l’émission
Les Chemins de la philosophie, du lundi au vendredi de 10h00 à 10h55 sur France Culture
La philosophie est bien plus qu’une discipline. Son but est de transformer la connaissance en art de vivre en considérant comme digne d’intérêt et de réflexion l’existence dans tous ses recoins.

Segni e Comprensione
Deadline April 15, 2023.

Interested researchers are invited to submit their paper by sending their article of no more than 60,000 characters, including spaces, to the email address fabio.sulpizio@unisalento.it by 15 April 2023.
Papers may be submitted in Italian, French, English, German or Spanish.

Michel Foucault

La morte di Michel Foucault, avvenuta nel 1984, non solo non ha arrestato la diffusione del suo pensiero ma anzi, si sarebbe tentati di affermare che gli ultimi decenni si sono definiti come una vera e propria aetas foucaultiana. Le ricerche sul pensiero di Foucault negli anni che ci separano dalla sua scomparsa si sono soffermate sui più diversi aspetti della sua speculazione e sull’influenza che ha esercitato e continua a esercitare nei più diversi ambiti del pensiero contemporaneo – dalla filosofia alla sociologia, ovviamente, alla psichiatria, alla critica letteraria al diritto penale.

In occasione del quarantennale della sua morte, quindi il CHAP (Center for Hermeneutics and Applied Phenomenology) e la rivista Segni e comprensione lanciano un Call for papers dedicato al pensiero di Michel Foucault, al suo percorso teorico, ai nodi che ne hanno caratterizzato lo sviluppo, all’influenza che ha esercitato durante la sua vita e anche negli anni successivi.

Si accetteranno tuttavia tutte quelle proposte in grado di mettere in luce aspetti rilevanti per il dialogo e il confronto tra le riflessioni di Foucault e la filosofia, le scienze umane e sociali contemporanee. Saranno considerati i contributi che abbracciano i seguenti temi, o comunque attinenti la figura, il pensiero e l’influenza dell’autore della Storia della follia:

– Approcci fenomenologici nelle ricerche di Michel Foucault.
– Storia della scienza e filosofia.
– Follia, poesia, scrittura.
– Archeologie e genealogie.
– Carceri, ospedali, scuole: forme del disciplinamento
– Foucault e i filosofi
– Corsi, manoscritti, interviste: la pluralità degli approcci all’eredità foucaultiana
– Microfisiche del potere
– Foucault e la morte dell’uomo
– Foucault e i contemporanei.
– Che cos’è l’Illuminismo?

Si invitano gli studiosi interessati a sottoporre il proprio intervento inviando all’indirizzo di posta elettronica fabio.sulpizio@unisalento.it, entro il 15 aprile 2023, l’articolo che non superi i 60.000 caratteri spazi inclusi.
Gli articoli possono essere presentati in italiano, francese, inglese, tedesco, spagnolo.

Michel Foucault

La mort de Michel Foucault en 1984 n’a non seulement pas arrêté la diffusion de sa pensée, mais on serait tenté de dire que les dernières décennies se sont définies comme un véritable aetas foucaldien. Les recherches sur la pensée de Foucault, dans les années qui ont suivi sa mort, se sont concentrées sur les aspects les plus divers de sa spéculation et sur l’influence qu’il a exercée et continue d’exercer dans les domaines les plus variés de la pensée contemporaine – de la philosophie à la sociologie, en passant bien sûr par la psychiatrie, la critique littéraire et le droit pénal.

C’est pourquoi, à l’occasion du quarantième anniversaire de sa mort, le CHAP (Center for Hermeneutics and Applied Phenomenology) et la revue Segni e comprensione lancent un appel à communications consacré à la pensée de Michel Foucault, à son parcours théorique, aux nœuds qui ont caractérisé son développement et à l’influence qu’il a exercée au cours de sa vie mais aussi dans les années qui ont suivi.

Cependant, nous accepterons toutes les propositions qui mettent en évidence des aspects pertinents pour le dialogue et la comparaison entre les réflexions de Foucault et la philosophie contemporaine, les sciences humaines et sociales. Les contributions portant sur les thèmes suivants, ou en tout cas en rapport avec la figure, la pensée et l’influence de l’auteur de l’Histoire de la folie, seront prises en considération :

– Les approches phénoménologiques dans la recherche de Michel Foucault.
– Histoire des sciences et de la philosophie.
– Folie, poésie, écriture.
– Archéologies et généalogies.
– Prisons, hôpitaux, écoles : formes de discipline
– Foucault et les philosophes
– Cours, manuscrits, entretiens : la pluralité des approches de l’héritage de Foucault
– Microphysique de la puissance
– Foucault et la mort de l’homme
– Foucault et ses contemporains.
– Qu’est-ce que les Lumières ?

Les chercheurs intéressés sont invités à soumettre leur article en envoyant leur article ne dépassant pas 60 000 caractères, espaces compris, à l’adresse électronique fabio.sulpizio@unisalento.it avant le 15 avril 2023.
Les articles peuvent être soumis en italien, français, anglais, allemand ou espagnol.

Michel Foucault

The death of Michel Foucault in 1984 not only did not stop the dissemination of his thought, but one would be tempted to say that the last decades have been defined as a true Foucauldian aetas. In the years following his death, research on Foucault’s thought has focused on the most diverse aspects of his speculation and on the influence, he has exerted and continues to exert in the most varied fields of contemporary thought – from philosophy to sociology, including of course psychiatry, literary criticism and criminal law.

For this reason, on the occasion of the fortieth anniversary of his death, the CHAP (Center for Hermeneutics and Applied Phenomenology) and the journal Segni e comprensione are launching a call for papers devoted to Michel Foucault’s thought, his theoretical path, the nodes that characterized his development and the influence he exerted during his life and in the years that followed.

However, we will accept all proposals that highlight aspects relevant to the dialogue and comparison between Foucault’s reflections and contemporary philosophy, the human and social sciences. Contributions on the following themes, or in any case related to the figure, thought and influence of the author of the History of Madness, will be taken into consideration:

– Phenomenological approaches in the research of Michel Foucault.
– History of science and philosophy.
– Madness, poetry, writing.
– Archaeologies and genealogies.
– Prisons, hospitals, schools: forms of discipline
– Foucault and the philosophers
– Courses, manuscripts, interviews: the plurality of approaches to Foucault’s legacy
– Microphysics of power
– Foucault and the death of man
– Foucault and his contemporaries.
– What is the Enlightenment?

Interested researchers are invited to submit their paper by sending their article of no more than 60,000 characters, including spaces, to the email address fabio.sulpizio@unisalento.it by 15 April 2023.
Papers may be submitted in Italian, French, English, German or Spanish.

Rose, P.A.
The Tug-of-War Over Truth: A Foucauldian Case Study on the Interplay of Competing Discourses in Education
(2022) Frontiers in Education, 7, art. no. 840403

DOI: 10.3389/feduc.2022.840403

Abstract
The present study applies a Foucauldian critical analytic to investigate competing discourses in education that are shown to be present in one public high school in the southern part of the United States. It is revealed how these discourses intersect and collide with each other to reinforce certain values, principles and practices, but eventually loosely coalesce along with other social interactions into general rules and social norms within the high school. It is found that technology itself represents a separate competing discourse with its own set of unique truths, goals, language and tools that both overlap and challenge other dominant discourses. Foucault’s concepts about power and governmentality provide the deductive design for data interpretation. Teacher and school administrator retellings are examined for signs of structures of thought and discursive truths that characterize ways of thinking that represent opposing points of views about the role of technology in education and its effect on defining the “right” way to teach. A framework is proposed for understanding and comparing the discourses based on their differing views of technology. Copyright © 2022 Rose.

Author Keywords
discourses; education; Foucault (Michel); governmentality; power; public policy; teachers; technology