Foucault News

News and resources on French thinker Michel Foucault (1926-1984)

Journée spéciale Prisons : Surveiller et punir, le moment Foucault / Revue Dedans Dehors, éditée par la section française de l’Observatoire international des prisons, N° 77-78 Dossier Nouvelles prisons : « le trou noir de la pensée »

Surveiller et punir, le moment Foucault. Radio broadcast
Jacques Munier
15.02.2013

Transcript of broadcast

« Nul d’entre nous n’est sûr d’échapper à la prison. Aujourd’hui moins que jamais. Sur notre vie de tous les jours le quadrillage policier se resserre : dans la rue et sur les routes ; autour des étrangers et des jeunes ; le délit d’opinion est réapparu ; les mesures anti-drogues multiplient l’arbitraire. Nous sommes sous le signe de la « garde à vue ». On nous dit que la justice est débordée. Nous le voyons bien. Mais si c’était la police qui l’avait débordée ? On nous dit que les prisons sont surpeuplées. Mais si c’était la population qui était suremprisonnée ? » Je viens de lire les premières lignes du Manifeste du GIP, le Groupe d’information sur les prisons, manifeste qui est aussi son « acte de naissance » co-signé le 8 février 1971 par Jean-Marie Domenach, qui était à l’époque directeur de la revue Esprit, Michel Foucault et Pierre Vidal-Naquet. Inutile de souligner la persistante actualité du diagnostic, elle saute aux yeux. A l’époque, la prison était tenue pour une institution d’évidence et comme le rappellent les signataires du manifeste, « une des régions cachées de notre système social ». Le GIP diffusera des questionnaires dans les prisons et en publiera les résultats, il mènera l’enquête sur les conditions de détention dans 20 établissements et à la fin de l’année, il sera en quelque sorte rattrapé par l’événement : le 5 décembre une mutinerie éclate à la Centrale de Toul, bientôt rejointe par d’autres, à Nancy, à Nîmes et ailleurs, à la suite d’une circulaire du Ministre de la Justice René Pleven, qui pour des raisons de sécurité supprime les traditionnels « colis de Noël ». Le GIP, auquel se sont joints notamment Gilles Deleuze et Claude Mauriac, soutient le mouvement, propose une commission d’enquête indépendante et rassemble des témoignages. Avec Simone Signoret, Michel Foucault achète une page dans le journal Le Monde pour publier la lettre que la psychiatre de la Centrale de Toul, Edith Rose, vient d’adresser au Président Pompidou, où elle dénonce les violences exercées sur les détenus.

Le GIP n’aura pas une très longue existence. En décembre 1972 il s’auto-dissout mais il servira de modèle à d’autres organisations comme le Groupe d’information asile, le Groupe d’information santé ou le GISTI, le toujours actif Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés. Et surtout, dans le contexte des années de l’après 68, il inaugure une nouvelle forme d’engagement pour les intellectuels et d’articulation de la théorie et de la pratique que Michel Foucault incarnera le premier, une forme inédite d’attention au contemporain et d’intervention dans l’actualité qu’il désignera lui-même comme une « histoire du présent ». C’est à ce moment que se fait en quelque sorte le « passage du témoin » entre Jean-Paul Sartre et sa conception de l’engagement, et Michel Foucault qui prépare le terrain à la figure de « l’intellectuel collectif » définie par Bourdieu. Dans l’esprit de Foucault à ce moment charnière, il s’agit de tourner la page d’une très hypothétique et incantatoire « révolution » et de passer à la critique d’une « microphysique des pouvoirs », dans la perspective « généalogique » qui est la sienne et à l’aide notamment du travail sur les représentations et l’archive. En 1972, il déclare avec Gilles Deleuze que « chaque lutte se développe autour d’un foyer particulier de pouvoir (l’un des innombrables petits foyers que peuvent être un petit chef, un gardien de HLM, un directeur de prison, un juge, un responsable syndical, un rédacteur en chef de journal) ». Les détenus étaient jusqu’alors exclus du champ des luttes. Ils vont constituer l’avant-garde de la contestation du pouvoir.

C’est dans cette optique nouvelle que s’inscrit Surveiller et punir, publié en 1975, lequel, on s’en doute, découle directement de son expérience au GIP. Dans la foulée de son Histoire de la folie, où il décrit « le Grand Renfermement » des catégories hétéroclites vouées à l’Hôpital général : les fous mais aussi les libertins, les fils prodigues ou les filles perdues, et dans la continuité de son analyse du cas Pierre Rivière, le parricide, il entreprend de donner voix à ceux qui en sont privés, en ouvrant les archives, et dans le cas des prisonniers, en se faisant l’écho d’un discours dévalorisé et presque inaudible, le prenant au sérieux au point d’en faire un savoir collectif. Les expériences des détenus, rassemblées, forment un savoir politique qu’il revient au philosophe de faire entendre. On se souvient qu’il fait dans ce livre de la prison le modèle d’une société disciplinaire, et le paradigme d’un « système punitif » ou « carcéral » qui surgit au XVIIIème siècle pour se substituer à une conception d’Ancien Régime ou la peine est conçue en termes de supplice. On n’a pas oublié la terrible description du supplice de Damiens, le régicide qui a tenté d’assassiner Louis XV et qui ouvre le volume. Cette conception de la peine va se modifier, à un rituel spectaculaire et violent se substituera un rituel aussi discret que continu qui trouve son modèle dans le Panopticon, la forme architecturale imaginée par Jeremy Bentham, et dont l’objectif est de permettre à un individu, logé dans une tour centrale, d’observer tous les prisonniers, enfermés dans des cellules individuelles autour de la tour, sans que ceux-ci puissent savoir s’ils sont observés. Ce dispositif devait ainsi créer un « sentiment d’omniscience invisible » chez les détenus et favoriser leur amendement. On sait aujourd’hui que ces prisons modernes et inhumaines distillent ce qu’un détenu de la toute neuve prison de Lyon-Corbas a appelé « une violence propre », faite d’isolement psychique et d’anesthésie sociale qui ne laisse rien augurer de bon pour la réinsertion. En parcourant les articles qui en témoignent, on tombe souvent sur la référence à Surveiller et punir.

Lors de la sortie du livre, le débat avec les historiens fut nourri, des historiens qui n’ont pas toujours compris la démarche généalogique et ont pu parler d’une « histoire à la cosaque », trois siècles traversés à bride abattue. Pour le retrouver, on peut se reporter au dossier documentaire publié à partir des archives de l’IMEC.

Le livre est resté un ouvrage de référence. Dans les années 1976-79, il était même cité dans les bibliographies officielles de préparation aux concours de l’Administration pénitentiaire. Dans les écoles d’éducateurs et dans certains stages pour devenir sous-directeur de prison, on faisait des exposés sur Bentham et sur le panoptique à partir notamment de Surveiller et punir.

24h Prison: A-t-on cessé de penser la prison après Michel Foucault ?

A l’occasion de la journée spéciale France Culture “24h en prison : Surveiller, punir et après ?.
Radio broadcast

15.02.2013

Avec :

Mathieu POTTE-BONNEVILLE

Christophe PROCHASSON

Geneviève FRAISSE

Mathieu POTTE-BONNEVILLE : « Surveiller et punir aura bientôt quarante ans. Ce livre est devenu un classique et c’est souvent une bonne excuse pour ne pas le lire. Il y a des travaux très importants aujourd’hui sur la prison, dans plusieurs disciplines (Gilles Chantraine, Loïc Wacquant). La réflexion a été alimentée par la recherche, la création de l’OIP. Sa charge critique reste singulière parce le geste théorique de Foucault reste très particulier dans la pensée : s’interroger sur la prison en découplant cette question soit de problèmes plus généraux (la justice, le sens général de la pénalité), soit d’ambition réformatrice plus immédiate. Il détachait la prison pour la penser en tant que telle, dans son histoire : comment s’est-elle mise en place, comment fonctionne-t-elle dans la société, comment elle jette une lumière sur la société. On s’installe de la question : on va penser en prison, agencement incroyablement stable et cette sorte d’immobilité qu’il faut penser. Pour Foucault, une réforme de la prison est possible à partir du moment où l’on installe cette question dans le débat intellectuel dans une atmosphère de critique permanente.

[…] Surveiller et punir n’est pas un livre d’histoire mais un étrange livre de combat. Il sort du groupe « Information Prison » et publie un livre qui offre un morceau de réflexion historique décroché de l’actualité immédiate. Il introduit un interstice entre les questions politiques et ce matériau discursif du passé que Foucault fait remonter pour montrer voilà ce qu’il en était et demandons-nous ce qui est en train de changer et ce que nous pouvons changer. Cet effet de coupure est consubstantiel au projet philosophique. Qu’est-ce qui s’est passé en 40 ans ? Le livre est intéressant à proportion de son décalage même qui nous ramène à notre présent.

[…] A propos d’histoire, il dit que l’ambition de reformer la prison est aussi ancienne que la prison elle-même. Sous ce couple immobile de la réforme et de la prison il y a des mutations qui pourraient aboutir à la disparition de la prison. Ce diagnostic est intéressant : la population  carcérale croît et les formes alternatives à l’incarcération se multiplient mais cela n’a pas aboutit à une disparition de la prison. Au contraire, elle est devenue le dépotoir de la crise de tous les autres milieux d’enfermement, à commencer par la psychiatrie. Il faut alors repenser une réforme qui n’accompagne pas ce devenir inexorable de la prison mais prenne en compte l’inflation carcérale. »

Christophe PROCHASSON : « Non, on n’a pas fini de penser la prison après Foucault. C’est certes une œuvre considérable, mais c’est aussi une œuvre qui a continué à vivre a travers d’autres auteurs. Faut-il s’interroger sur les façons dont on a pensé aujourd’hui la prison ? Gregory Salle par exemple, s’interroge : qu’est-ce que c’est que cette zone de non droit dans un Etat de droit ? Il y a ceux qui disent que la prison est d’abord un progrès, d’autres disent que la prison n’a pas les moyens de répondre à ses objectifs d’où ces volontés de réforme de la prison, ceux qui pensent qu’il y a une impossibilité d’accorder le droit avec l’univers carcéral et enfin certains affirment que la prison est irréformable, et enfin, ceux qui pensent que la prison est le lieu de la vérité de la société. Ces quatre façons d’entrer dans la prison ont été le moteur de beaucoup de recherches.

[…] Il y a toujours eu une ambigüité entre Foucault et les historiens car l’ordre de réalité qu’ils analysent est un peu différent. Chez Foucault, la prison sert à penser la société.

Si on restitue l’historie de la prison, on trouve trois fonctions distinctes : une fonction punitive, une fonction de rééducation et d’isolement. Ces trois termes vont guider l’histoire des prisons. »

Geneviève FRAISSE : « On se pose la question “et après ?” Ce livre se termine en 1840, il ouvre au penser carcéral.

[…] Il s’est passé quelque chose : le changement du fait, i.e. de quel type de crime il s’agit ? Il faut prendre la question de l’événementialisation à bras le corps. La population carcérale change et la question du sexe comme fait est tout d’un coup extrêmement présente. »

Sons diffusés :

– Michel Foucault dans Radioscopie de Jacques Chancel le 10/03/1975.

– Michèle Perrot dans Agora (France Inter) le 27/06/1980.

– Serge Gainsbourg – « La chanson du forçat ».

 

French Television Coverage of Michel Foucault in 1984 (pt 1) on the Daily Motion site

French Television Coverage of Michel Foucault in 1984 (pt 2) on the Daily Motion site

Both from the Institut national de l’audiovisuel (INA)

Steven Ogden, Power: Michel Foucault, human identity and the church. In Phillip Wayne Tolliday, Heather Thomson (eds). Speaking Differently: Essays on Theological Anthropology, Canberra: Barton Books, 2013.

Extract from chapter
This chapter will use an aspect of the work of Michel Foucault (1926–1984) on power to explore this relationship and then, as a case study, it will examine the polemic surrounding homosexuality and the Anglican Church in Australia. This case study is topical as well as an important example of the significance of the ‘other’. In particular, there is a painful cultural legacy here that is part of our hardwiring, which construes homosexuals as different and homosexuality as objectionable. Historically, the trial of Oscar Wilde is emblematic of this legacy. Moreover, the incessant and derogatory use of terms such as ‘fag’ or ‘poofter’ show the legacy is still with us today. It seems reasonable to infer from this that it is hard to discuss homosexuality impartially or sympathetically, unless this legacy is named and tested.

The issue of difference is critical. Often referred to as the problem of the other, it is pursued in fields as diverse as education, philosophy, political science, sociology and theology, as well as cultural, disability, feminist and queer studies. It is also prevalent in the media, emerging continually in relation to gender, sexuality and race issues. Many of these fields use Foucault’s insights.

Translators wanted

For the next volume of Pli, The Warwick Journal of Philosophy, which will be dedicated to the thought, influence, and intellectual context of Jean Hyppolite, we are currently looking for translators for texts from French.

One of the texts concerns Hyppolite and Foucault; the others concern Hyppolite and Michel Henry.

If you might be interested in translating for the volume, we would look forward to hearing from you at: plijournal@warwick.ac.uk.

Please include details of your previous translation experience and a short (1-2 page) translation sample (together with the relevant section of the original text), as well as details of any knowledge or experience that would qualify you to undertake translation work in the above areas.

Submission deadline: Monday, April 1 2013

Source: Philevents

Philosophy Seminars 2013
The Writing and Society Research Centre and Philosophy@UWS present:

Vanessa Lemm, A Biopolitical Reading of the Philosophical Life in Michel Foucault’s Le courage de la vérité

University of Western Sydney,
Bankstown Campus, Building 3, Room 3.G.54
20 March 2013
3.30-5pm

Abstract:

This paper investigates the relation between truth and the philosophical life in Michel Foucault’s Le courage de la vérité from the perspective of the Nietzschean question: how truth can be incorporated or embodied (einverleibt)? In contrast to the Arendtian idea that the philosophical life was a life that allowed a distance to the body, in order to avoid the problem of totalitarianism, the filling of the empty place of power or sovereignty by the “body” of the People, or what Esposito calls the closure of the political body on itself, this papers argues that in Foucault, and in particular, in his analysis of the philosophical life of the cynics, we finds an idea of the philosophical life where truth is incorporated or embodied. Here the immunitary and communitary resources of embodiment are shown to be necessary for the uniting of life (zoe) and philosophy so as to make possible a form of life (bios) that resists and overcomes the totalitarian government of life.

BIO: Prof. Vanessa Lemm (UNSW) is the author of Nietzsche’s Animal Philosophy: Culture, Politics and the Animality of the Human Being (New York: Fordham 2009, Spanish trans. with Ediciones Universidad Diego Portales, Santiago de Chile, 2011; German trans. with Diaphanes, Berlin/Zuerich, 2012). She has published a great number of articles on Nietzsche and contemporary political thought. She is currently working on the notion of justice in Nietzsche and Heidegger as well as the relation between life and community in Nietzsche and Esposito.

From John Protevi on the New APPS blog
Update September 2025. Now only available on the Wayback Machine

Foucault’s nostalgia?

One of the students in my Foucault class yesterday called Jouy (from the notorious pages 31-32 of the English version of History of Sexuality, Vol 1) “the first child molestor.” I agreed with that, insofar as, roughly speaking, Foucault claims that something like an ancestor of our category of “child molestor” was formed at that time, as the sexuality of children and “abnormals” like Jouy becomes the focus of intensified power / knowledge practices. But prior to that, Foucault would have us believe, no one really cared about the sort of thing that went on in the incident Foucault presents in HS1.Two points are relevant here.

read more….

With thanks to Dirk Felleman for this link

Un clandestin philosophique : le freudo-marxisme français.
Luca Paltrinieri (CIRPP/CIRPHLES)

Séminaire “Archives de la philosophie française”.
8 mars 2013, 17h-19h,
salle séminaires du Pavillon Pasteur,
45 rue d’Ulm, 75005, Paris.

Mouvement populaire et militant, le freudo-marxisme français ne semble pas relever de la tradition philosophique. Pourtant, il est difficile de comprendre le succès de Marcuse en 1968, ou encore les attaques de Foucault à Reich et sa polémique indirecte avec Deleuze, sans se pencher sur la singularité d’une réception toute française des idées freudo-marxistes.

En nous aidant des notions de « champ » et de « constellation », nous poserons quelques jalons d’une histoire qui commence avec les surréalistes et connaît son âge d’or pendant les années 1970. Nous verrons alors comment cette réception, qui s’est faite par les biais les plus disparates et les trajectoires les plus invraisemblables, pose la question de marges territoriales et disciplinaires de la philosophie, révélant ainsi la bataille continuelle pour définir le partage entre la « grande pensée » et son dehors.

Foucault and the critique of our present: reworking the Foucauldian tool-box.

A workshop organized with the support of the Department of Politics at Goldsmiths and of mf / materiali foucaultiani

Sophie Fuggle (Goldsmiths)- “An Overprisoned Population?”

Time: 6 March 2013, 17:00 – 19:00
Location: 250, Richard Hoggart Building
Goldsmiths, University of London
New Cross, London
Cost: FREE
Department: Politics

Next events:
Silvia Chiletti – March 13th
Tiziana Terranova – March 19th
Michael Dillon, March 26th, 4-6pm – “Foucault: Political Spirituality and the Courage of Truth”.
Emanuele Leonardi – May 17th
Ottavio Marzocca – May 22nd

Contacts:
Yari Lanci: yari.lanci@gmail.com
Martina Tazzioli: martinatazzioli@yahoo.it

Description:
“What is this present which I belong to?”. This was the question asked by Foucault recalling Kant’s writing on the Enlightenment. This is also the interrogation that a Foucaultian gaze on the present specific context/spaces should pose again. In Foucault’s view, the practice of a history of our present is primarily conceived as a critical attitude towards the configuration of power relations given at a certain time, that is as an effective challenge of the ways in which our lives are governed. Then, the history of the present and the critique are (in turn) grounded on a genealogical posture, aiming at making all evidence unacceptable. In this way, as Foucault remarked in 1978, the critique can be conceived as “the art of the voluntary disobedience, of the reasoned indocility. Therefore, the function of the critique would be the disassujettissement in the play of what could be named a politics of truth”.

Related to the couple critique-history of our present a broad Foucaultian vocabulary has emerged: governmentality, counter-conduct, and biopolitics are only some of the Foucaultian notions closely linked to the question of our present and to the will of “not to be governed in such a way”.

The aim of this seminar will be to trace out and to “update” this range of notions, reworking them in the light of postcolonial challenges, new practices of struggle and political technologies. Thus, the aim is neither to test the viability of the Foucaultian grid in our present, nor to undertake a philological route exploring Foucault’s concepts, but rather to put these notions at work in present and heterogeneous contexts. Secondly, it’s through the twofold axis of space and knowledge that we will try to highlight the spaces for critique that a Foucaultian vantage point could open and make visible today. However, in the place of a coherent Foucaultian grid/approach to take on, we also claim the ‘right’ to a partial and instrumental use of Foucault’s tool-box: consequently, the very concept of “use” needs to be rethought not in terms of an application of methods and concepts to our diagram of analysis but instead as a way of ‘playing with’ some of Foucault’s perspectives, also pushing them up to their geographical/historical/political limits and making them resound in different spaces.

Related to that, it’s the very meaning of critique which should be reframed: what does it signify today to put into practice an effective critique of the regime of knowledge and truth which shapes our conducts? If according to Foucault the first step consists in “making visible what is visible”, now perhaps we should ask whether this is enough or if the task of the critique becomes most of all the capacity to spur us to act, shaking what is given as unquestionable evidences.

Among the notions that we will tackle: Counter-conduct, Critique, Government and Governmentality, History of the present, Regime of truth, Subjectivation.

kellyMark G. E. Kelly, Foucault’s ‘History of Sexuality Volume I, The Will to Knowledge’, An Edinburgh Philosophical Guide, Edinburgh University Press, 2013

Book Description
This is a step-by-step guide to Foucault’s History of Sexuality Volume I, The Will to Knowledge.

In the first volume of his History of Sexuality, The Will to Knowledge, Foucault weaves together the most influential theoretical account of sexuality since Freud. Mark Kelly systematically unpacks the intricacies of Foucault’s dense and sometimes confusing exposition, in a straightforward way, putting it in its historical and theoretical context.

This is both a guide for the reader new to the text and one that offers new insights to those already familiar with Foucault’s work.
Key Features:

* a guide to one of Foucault’s most important works for which there is no secondary literature
* offers a novel interpretation of Foucault’s book, its structure and its philosophical significance
* offers revisions to several key mistranslations in the only available English translation

Keywords: Foucault, power, sex, sexuality