Foucault News

News and resources on French thinker Michel Foucault (1926-1984)

Michel Foucault présente son livre “Les mots et les choses”

08 févr. 1967

Depuis Tunis, Pierre SERRA interviewe Michel FOUCAULT à propos de son dernier livre “Les mots et les choses” : ce qu’il a voulu faire dans ce livre. Origine récente de la question : qu’est-ce que l’Homme ? d’où vient la notion d’humanisme? Les réponses données à cette question au XVIIIème et au XIXème siècle.

Emission
Analyse spectrale de l’occident

Interview non montée de Michel Foucault.

Update September 2025: This was previously available on the Institut national de l’audiovisuel (INA) site (for payment) but is no longer there. I have retained the information below. The text of this interview is now available here Michel Foucault, Entretiens radiophoniques 1961-1983, Flammarion/Vrin/INA, 2024

Interview de Michel FOUCAULT par un journaliste non identifié à l’occasion de la sortie de son livre “Les mots et les choses”. Il s’agit d’une interviewe non montée ce qui explique qu’à certains moments Michel FOUCAULT reprend ses propos ou que le journaliste lui repose une question. Ceci n’enlève rien à la qualité de sa réflexion.

– Ce qui caractérise notre civilisation occidentale, c’est qu’elle fait à l’homme la part la plus importante… les découvertes qui depouillaient l’homme de sa souveraineté (DARWIN, COPERNIC et FREUD) lui donnaient les instruments techniques qui le dépouillait de sa souveraineté. Il n’en reste pas moins que toutes ces sciences lui ont aussi mis entre les mains toute une série d’instruments techniques qui lui ont permis de reconstituer sa souveraineté sur la nature. Tout ceci est un extraordinaire pré-supposé. L’homme, n’a pas toujours été la principale préoccupation; il y a eu les dieux, la nature et le cosmos à l’âge grec, à l’époque classique c’était la vérité et les mathématiques, l’ordre du monde. L’homme lui-même est né avec le XIXème siècle.

– A 5’30”, Michel FOUCAULT décrit les événements qui ont présidé à cette naissance… qui ont permis de définir un être concret : parlant, travaillant et vivant… “l’homme est placé au milieu des connaissances, il est né au milieu du savoir et non le savoir au milieu de l’homme”.

– A 8’16”, Michel FOUCAULT se défend d’avoir voulu écrire ni une histoire de l’homme, ni une histoire des connaissances humaines… mais de même qu’il y a un inconscient des conduites individuelles (FREUD) et des conduites collectives (DURKHEIM, LEVI STRAUSS), il y a un inconscient de la science et du savoir…

– A 10’00 : A la fin du XVIIIème siècle, les découvertes (philologie (langage), biologie (vie), économie politique (travail) ont été faites dans un ordre dispersé mais cohérent, prouvant une structure commune. “Si on arrivait a retrouver l’interstice qui existe, qui circule entre toutes les sciences (humaines… de la nature… sciences exactes) tout le système de la simultanéïté de notre savoir moderne serait éclairé”.

– A 12’26 : le journaliste repose la question précédente et Michel FOUCAULT reformule sa réponse.

– A 15’54”, les “Menines” de VELASQUEZ. Pourquoi il a choisi ce tableau : modèle réduit de l’histoire qu’il a voulu retracer… il décrit ce tableau et explique pourquoi il est significatif du XVIIème siècle.

– A 19’11” : le devoir actuel de l’honnête homme : c’est se désenchanter de lui-même.

– A 20’50”, arrêt au milieu d’une phrase et reprise de toute la réponse plus complète, cette fois.

– A 21’08 : L’honnêteté de l’homme des siècles passés… aujourd’hui, l’honnêteté c’est de savoir à l’intérieur de quels systèmes de connaissances, il est pris lui-même… et à se mettre aux ordres d’une connaissance et d’un savoir qui le débordent… nous devons nous affranchir de l’humanisme “grande perversion de toutes les connaisances…notre Moyen-âge à l’époque moderne c’est l’humanisme”. (terme inventé au XVIIIème siècle).

– A 23’40”: Michel FOUCAULT explique qu’en se débarrassant de l’humanisme nous découvrirons ce qui se passe, c’est-à-dire la disparition de l’homme. Le monde du savoir change sous nos yeux. Les découvertes des sciences humaines ne découvrent pas l’homme mais des structures plus larges que l’homme, des formes de pensée pas encore maitrisées par notre conscience individuelle. Le structuralisme actuel, est la découverte de cet arrière-fond de pensées anonymes, à l’intérieur duquel les hommes se trouvent pris.

– A 25’11 : Par conséquent en découvrant ces structures universelles auxquelles nous sommes soumis, les sciences humaines découvrent un réseau fatal à l’intérieur duquel l’existence humaine se dissoud… nous vivons maintenant la mort de l’homme à l’intérieur de notre savoir.

– A 25’55 : Michel FOUCAULT résume le rôle de l’homme en une phrase : “Le rôle de l’homme est maintenant de savoir que l’homme est mort”.

Michel Foucault parle de L’Archéologie du savoir au micro de France Culture, le 2 mai 1969

Georges Charbonnier reçoit Michel Foucault au micro des Matinées de France Culture, en la présence de Jean Duvignaud – Professeur au collège de France et de Jean Claude Pecker – directeur de l’observatoire de Nice, pour discuter de la signification que donne l’auteur de l’Archéologie du savoir au mot archéologie, des règles de la fabrication et de la formation du discours, et de la pratique du discours avec pour exemple le cas de la folie et celui de la médecine. Foucault parle aussi, entre autres, de son “positivisme” et de ses liens avec le mouvement structuraliste.

Source: La nuit rêvée de … / émission de France Culture, produite par Philippe Garbit.

Illustration de Jan van Kessel (Jr)
Credits: The Ashmolean Museum of Art and Archaeology

Didier Eribon : Michel Foucault

15 sept. 1989

Didier ERIBON dans son livre “Michel Foucault” retrace la biographie du philosophe et militant politique. Il parle de son amitié avec Georges DUMÉZIL, évoque son enfance, son père chirurgien qu’il détestait. Brillant élève, puis étudiant, Michel FOUCAULT était très isolé, torturé par son homosexualité. En 1948, il tentera de se suicider. Il quittera la France pour la Suède puis la Pologne et obtiendra la renommée avec “Les mots et les choses”. Didier ERIBON parle des rapports qu’entretenait Michel FOUCAULT avec les plus grands intellectuels : SARTRE, LACAN, ARON.

Emission
Apostrophes
Antenne 2

Plateau Simone Signoret, Michel Foucault (TV 1982)

06 oct. 1982

Christine OCKRENT interviewe l’actrice Simone SIGNORET et le philosophe Michel FOUCAULT sur la situation en Pologne, où le syndicat Solidarité vient d’être interdit par le gouvernement.Simone SIGNORET, qui porte un badge du syndicat polonais “Solidarité”, explique pourquoi elle est allée en Pologne, notamment avec Médecins du Monde. Elle raconte qu’elle n’a pas eu le courage de porter ce badge là-bas. Elle estime que tout le pays est en dissidence ; elle parle de la situation économique et du fait que les Polonais sont surveillés en permanence : “on ne parle pas car il y a des micros partout”. Elle a vu des acteurs polonais “boycotter” leur travail, à savoir leur participation à des émissions de télévision qui leur apporte un revenu fixe. Cette décission n’est pas une consigne donnée par un syndicat, mais elle elle est prise individuellement.Michel FOUCAULT étudie la notion de normalisation en Pologne, parle du régime totalitaire dans les pays socialistes. Il engage les français à se rendre dans ce pays. Il pose le problème de l’engagement nécessaire de l’Europe, explique ce que ressentent les Polonais a propos des français.

Journal de 20 heures d’Antenne 2

Michel Foucault : la justice et la police (video 1977)

25 avril 1977

Michel FOUCAULT explique, qu’à son avis, la véritable fonction du juge est d’être au service de la police.

Antenne 2

Frédéric Gros, Foucault, penseur de la violence ? Cités : Philosophie, politique, Histoire, 2012/2 (n° 50): 75-86.

On examinera ici la manière dont la pensée de Foucault pose le problème de la violence. Il faut commencer par indiquer que le terme de « violence » est assez peu employé par Foucault. Foucault n’est pas un penseur de la violence au sens où il en proposerait une explication générale ou une théorie fondamentale. Il ne se pose pas la question des causes psychologiques de l’agressivité, il ne se pose pas la question des racines sociologiques des violences civiles. Il n’étudie pas non plus la violence du côté de la victime, en examinant le problème de la souffrance ou du déni. Cependant on peut trouver dans sa pensée un certain nombre d’éléments de réflexion sur la place de la violence dans le discours et les institutions, dans les savoirs et les pouvoirs. (Premier paragraphe)

Thinking Allowed: Michel Foucault (2013)
Program on BBC Radio 4

Duration: 28 minutes
First broadcast: Wednesday 21 August 2013

Michel Foucault – Laurie Taylor presents a special programme on the life and work of the iconoclastic French philosopher and theorist. He’s joined by Professor Stephen Shapiro, Professor Vikki Bell and Professor Lois McNay.


Stephen Shapiro

Professor of English and Comparative Literary Studies at the University of Warwick

How to Read Foucault’s Discipline and Punish
Anne Schwan, Stephen Shapiro (authors)
Publisher: Pluto Press
ISBN-10: 0745329810
ISBN-13: 978-0745329819

The Anti-capitalist Foucault (forthcoming)

Vikki Bell
Professor of Sociology and Convenor of MA in Critical & Creative Analysis at Goldsmiths College, London

The Art of Post-Dictatorship: Ethics and Aesthetics in Transitional Argentina
Publisher: Routledge
ISBN-10: 0415717337
ISBN-13: 978-0415717335

Interrogating Incest: Feminism, Foucault and the Law
Publisher: Routledge
ISBN-10: 0415101042
ISBN-13: 978-0415101042

Lois McNay
Professor of Theory of Politics and Fellow, Somerville College, University of Oxford

Foucault and Feminism: Power, Gender and the Self
Publisher: Northeastern University Press
ISBN-10: 1555531539
ISBN-13: 978-1555531539

Foucault: A Critical Introduction
Publisher: Polity Press
ISBN-10: 0745609910
ISBN-13: 978-0745609911

Frédéric GROS, “Foucault et « la société punitive »”, Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques, n°135, 135 – La Prison, p.5-14.  URL : http://www.revue-pouvoirs.fr/Foucault-et-la-societe-punitive.html

The full text of this article is available on the “Nouveau millénaire, Défis libertaires” site

Surveiller et Punir de Michel Foucault , publié en 1975, constitue sans aucun doute une des plus importantes contributions, à la fois historique, sociologique et philosophique, au problème de la prison. Le livre est devenu assez vite une référence et un classique, et on continue encore aujourd’hui à s’y référer largement. D’innombrables commentaires, exégèses, critiques, numéros spéciaux ont tenté, depuis bientôt un demi-siècle qu’il est paru, d’explorer ses enjeux théoriques et pratiques [1]. Alors plutôt que d’ajouter encore à cette masse critique, on voudrait, dans le cadre de cet article, présenter un ensemble d’analyses foucaldiennes peu connues, mais qui furent pourtant décisives pour l’écriture du livre de 1975. Il s’agit du cours que Foucault prononce au Collège de France en 1973 (exactement entre le 3 janvier et le 28 mars 1973). On ne dispose pas pour ce cours, intitulé « La société punitive », d’enregistrements disponibles. Heureusement, une transcription a été conservée, tout à fait sérieuse et utilisable, et qui servira sans doute de base – avec le manuscrit original qui servait à Foucault de support à ses leçons – pour le travail futur d’édition de ce cours [2]. Il s’agira dans le cadre de cet article, non pas de donner une synthèse complète, mais de dégager les grandes lignes de force de ces leçons, lesquelles proposent pour la première fois le thème d’une apparition soudaine de l’évidence carcérale dans les premières années du xixe siècle. Dans Surveiller et Punir, un certain nombre d’analyses de l’hiver 1973 seront recadrées, reproblématisées, remises en perspective, enrichies, et même parfois négligées. On tentera de faire apparaître ici les plus marquantes, telles qu’elles se donnent à entendre dans ces leçons, avec un tranchant et une netteté qu’elles ne retrouveront plus par la suite.

La mise en évidence d’un changement : non, il ne s’agira pas cette fois encore de mettre en œuvre une rhétorique de l’exclusion, de dénoncer une société intolérante, de valoriser les marges. Bien au contraire : cette analyse de la prison supposera une critique systématique des concepts de transgression et d’exclusion. Avant d’y renoncer tout à fait, Foucault souligne rapidement que cette notion d’exclusion ne fut pourtant pas, en son temps, tout à fait inutile, notamment pour démasquer une violence première que tentent de faire oublier les concepts de psychopathologie (c’est l’idée que ceux que la société présente comme « anormaux » ou « déviants », elle a commencé par les rejeter). De son côté, le concept de « transgression » avait eu le mérite de faire valoir un rapport à la limite plus profond qu’à la loi. Tous ces thèmes avaient largement nourri l’Histoire de la folie [4], dont le chapitre intitulé « Le grand renfermement » avait en son temps impressionné : la grande ratio occidentale (objective, méthodique et neutre) marquait en effet sa naissance par le rejet immense de la folie. L’affirmation calme de la Raison, qui se prolongera dans la connaissance psychiatrique, repose alors sur une exclusion originaire et fondatrice.

suite

 

Léopold Lambert's avatarThe Funambulist

Crowded hospital

I am in complete disagreement with American libertarian politicians like Ron Paul and his son, Senator of Kentucky Rand Paul as far as interior policies are concerned. However, one needs to acknowledge the consistency of their political system, a sort of anarchist free-market in which supposedly social justice comes from the self-regulation of the system. This kind of thinking leads, of course, to the conservation of the current American healthcare system that nevertheless constitutes the most blatant example of capitalism’s indifference for any form of social justice. To be just, the libertarian pure capitalist system should make all human ‘start from scratch’ with egalitarian conditions of life, a sort of capitalist kibbutz in which children would be separated from their parents at their birth to be given the fair chance to take their place in the meritocracy. It goes without saying that such structure would not be to the Libertarians’…

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