Foucault News

News and resources on French thinker Michel Foucault (1926-1984)

Colin Koopman, Genealogy as Critique: Foucault and the Problems of Modernity, Indiana University Press, 2013, 348pp., $30.00 (pbk), ISBN 9780253006219.
Reviewed by Amy Allen, Dartmouth College

In Notre Dame Philosophical Reviews: An electronic journal
29 August 2013

The overall aim of Colin Koopman’s Genealogy as Critique is “to explicate genealogy in such a way as to show that it offers a valuable, effective, and uniquely important practice of philosophical-historical critique of the present” (5). Michel Foucault’s genealogical method, which serves as Koopman’s paradigm case of genealogy, is enormously influential but often misunderstood by critics and fans alike. Koopman’s defense of genealogy rests on a two-step revision of our understanding of Foucault’s method: first, Koopman rethinks the relationship between Foucaultian genealogy and Kantian critique; second, he interprets Foucault’s practice of Kantian critique through the lens of problematization. Once we reinterpret Foucaultian genealogy along these lines, Koopman argues, we will be able to see that his work belongs in conversation with that of critical theorists such as Habermas and pragmatists such as Dewey and Rorty, rather than with the Continental high theorists — Derrida, Lacan, and Agamben — with whom he is more often associated. In the end, Koopman proposes an ambitious methodological reconciliation of Foucaultian genealogy with pragmatist critical theory in which the former fulfills the backward looking, diagnostic task of articulating our most pressing problems and the latter fulfills the forward looking, anticipatory task of suggesting possible responses to those problems.

The book divides into roughly three, not entirely equal, parts. After an introductory chapter that situates Koopman’s view within existing Foucault scholarship, the first four chapters explicate the method of genealogical problematization, understood as a transformative renewal of the Kantian notion of critique. The next two chapters re-read Foucault’s work in light of the account of his method offered in the first half of the book. The concluding chapter makes the case for the methodological reconciliation of Foucaultian genealogy as problematization and pragmatist critical theory. The book as a whole is guided by Koopman’s understanding of philosophy as a critical enterprise, “an immanent and reflexive engagement with the full complexity and contingency of the conditions of possibility for doing, being, and thinking in our cultural present” (23).

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Michel Foucault on Gaston Bachelard (video)

02 oct. 1972

Michel Foucault situe la pensée de Bachelard dans l’évolution des connaissances scientifiques des années 20.

Emission
Un certain regard
Office national de radiodiffusion télévision française

Julian Brigstocke, Artistic Parrhesia and the Genealogy of Ethics in Foucault and Benjamin (2013) Theory, Culture and Society, 30 (1), pp. 57-78.
https://doi.org/10.1177/0263276412450467

Abstract
In The Use of Pleasure, Michel Foucault suggests that it is possible to read Walter Benjamin’s writings on Baudelaire as a contribution to a genealogy of ethics. This article experiments with reading Benjamin in this way. It shows that a distinctive analysis of each of the four elements of Foucauldian ethics (ethical substance, mode of subjectivation, ethical practice and telos) can be found in Benjamin’s work on Baudelaire and the Paris arcades. Specifically, the article makes the case for reading Benjamin in terms of his valuable contribution to understandings of the role played by art in modern forms of ‘parrhesia’, or courageous truth-telling. However, whereas Foucault’s notion of ‘arts of living’ focuses on challenging actual relations of power, Benjamin’s focuses on activating potential forms of power. In this way, Benjamin’s ethical framework tests the limits of Foucault’s conceptualization of the government of self and others.

Author Keywords
aesthetics of existence; Baudelaire; Benjamin; cynics; Foucault; parrhesia; truth

Michel Foucault présente son livre “Les mots et les choses”

08 févr. 1967

Depuis Tunis, Pierre SERRA interviewe Michel FOUCAULT à propos de son dernier livre “Les mots et les choses” : ce qu’il a voulu faire dans ce livre. Origine récente de la question : qu’est-ce que l’Homme ? d’où vient la notion d’humanisme? Les réponses données à cette question au XVIIIème et au XIXème siècle.

Emission
Analyse spectrale de l’occident

Interview non montée de Michel Foucault.

Update September 2025: This was previously available on the Institut national de l’audiovisuel (INA) site (for payment) but is no longer there. I have retained the information below. The text of this interview is now available here Michel Foucault, Entretiens radiophoniques 1961-1983, Flammarion/Vrin/INA, 2024

Interview de Michel FOUCAULT par un journaliste non identifié à l’occasion de la sortie de son livre “Les mots et les choses”. Il s’agit d’une interviewe non montée ce qui explique qu’à certains moments Michel FOUCAULT reprend ses propos ou que le journaliste lui repose une question. Ceci n’enlève rien à la qualité de sa réflexion.

– Ce qui caractérise notre civilisation occidentale, c’est qu’elle fait à l’homme la part la plus importante… les découvertes qui depouillaient l’homme de sa souveraineté (DARWIN, COPERNIC et FREUD) lui donnaient les instruments techniques qui le dépouillait de sa souveraineté. Il n’en reste pas moins que toutes ces sciences lui ont aussi mis entre les mains toute une série d’instruments techniques qui lui ont permis de reconstituer sa souveraineté sur la nature. Tout ceci est un extraordinaire pré-supposé. L’homme, n’a pas toujours été la principale préoccupation; il y a eu les dieux, la nature et le cosmos à l’âge grec, à l’époque classique c’était la vérité et les mathématiques, l’ordre du monde. L’homme lui-même est né avec le XIXème siècle.

– A 5’30”, Michel FOUCAULT décrit les événements qui ont présidé à cette naissance… qui ont permis de définir un être concret : parlant, travaillant et vivant… “l’homme est placé au milieu des connaissances, il est né au milieu du savoir et non le savoir au milieu de l’homme”.

– A 8’16”, Michel FOUCAULT se défend d’avoir voulu écrire ni une histoire de l’homme, ni une histoire des connaissances humaines… mais de même qu’il y a un inconscient des conduites individuelles (FREUD) et des conduites collectives (DURKHEIM, LEVI STRAUSS), il y a un inconscient de la science et du savoir…

– A 10’00 : A la fin du XVIIIème siècle, les découvertes (philologie (langage), biologie (vie), économie politique (travail) ont été faites dans un ordre dispersé mais cohérent, prouvant une structure commune. “Si on arrivait a retrouver l’interstice qui existe, qui circule entre toutes les sciences (humaines… de la nature… sciences exactes) tout le système de la simultanéïté de notre savoir moderne serait éclairé”.

– A 12’26 : le journaliste repose la question précédente et Michel FOUCAULT reformule sa réponse.

– A 15’54”, les “Menines” de VELASQUEZ. Pourquoi il a choisi ce tableau : modèle réduit de l’histoire qu’il a voulu retracer… il décrit ce tableau et explique pourquoi il est significatif du XVIIème siècle.

– A 19’11” : le devoir actuel de l’honnête homme : c’est se désenchanter de lui-même.

– A 20’50”, arrêt au milieu d’une phrase et reprise de toute la réponse plus complète, cette fois.

– A 21’08 : L’honnêteté de l’homme des siècles passés… aujourd’hui, l’honnêteté c’est de savoir à l’intérieur de quels systèmes de connaissances, il est pris lui-même… et à se mettre aux ordres d’une connaissance et d’un savoir qui le débordent… nous devons nous affranchir de l’humanisme “grande perversion de toutes les connaisances…notre Moyen-âge à l’époque moderne c’est l’humanisme”. (terme inventé au XVIIIème siècle).

– A 23’40”: Michel FOUCAULT explique qu’en se débarrassant de l’humanisme nous découvrirons ce qui se passe, c’est-à-dire la disparition de l’homme. Le monde du savoir change sous nos yeux. Les découvertes des sciences humaines ne découvrent pas l’homme mais des structures plus larges que l’homme, des formes de pensée pas encore maitrisées par notre conscience individuelle. Le structuralisme actuel, est la découverte de cet arrière-fond de pensées anonymes, à l’intérieur duquel les hommes se trouvent pris.

– A 25’11 : Par conséquent en découvrant ces structures universelles auxquelles nous sommes soumis, les sciences humaines découvrent un réseau fatal à l’intérieur duquel l’existence humaine se dissoud… nous vivons maintenant la mort de l’homme à l’intérieur de notre savoir.

– A 25’55 : Michel FOUCAULT résume le rôle de l’homme en une phrase : “Le rôle de l’homme est maintenant de savoir que l’homme est mort”.

Michel Foucault parle de L’Archéologie du savoir au micro de France Culture, le 2 mai 1969

Georges Charbonnier reçoit Michel Foucault au micro des Matinées de France Culture, en la présence de Jean Duvignaud – Professeur au collège de France et de Jean Claude Pecker – directeur de l’observatoire de Nice, pour discuter de la signification que donne l’auteur de l’Archéologie du savoir au mot archéologie, des règles de la fabrication et de la formation du discours, et de la pratique du discours avec pour exemple le cas de la folie et celui de la médecine. Foucault parle aussi, entre autres, de son “positivisme” et de ses liens avec le mouvement structuraliste.

Source: La nuit rêvée de … / émission de France Culture, produite par Philippe Garbit.

Illustration de Jan van Kessel (Jr)
Credits: The Ashmolean Museum of Art and Archaeology

Didier Eribon : Michel Foucault

15 sept. 1989

Didier ERIBON dans son livre “Michel Foucault” retrace la biographie du philosophe et militant politique. Il parle de son amitié avec Georges DUMÉZIL, évoque son enfance, son père chirurgien qu’il détestait. Brillant élève, puis étudiant, Michel FOUCAULT était très isolé, torturé par son homosexualité. En 1948, il tentera de se suicider. Il quittera la France pour la Suède puis la Pologne et obtiendra la renommée avec “Les mots et les choses”. Didier ERIBON parle des rapports qu’entretenait Michel FOUCAULT avec les plus grands intellectuels : SARTRE, LACAN, ARON.

Emission
Apostrophes
Antenne 2

Plateau Simone Signoret, Michel Foucault (TV 1982)

06 oct. 1982

Christine OCKRENT interviewe l’actrice Simone SIGNORET et le philosophe Michel FOUCAULT sur la situation en Pologne, où le syndicat Solidarité vient d’être interdit par le gouvernement.Simone SIGNORET, qui porte un badge du syndicat polonais “Solidarité”, explique pourquoi elle est allée en Pologne, notamment avec Médecins du Monde. Elle raconte qu’elle n’a pas eu le courage de porter ce badge là-bas. Elle estime que tout le pays est en dissidence ; elle parle de la situation économique et du fait que les Polonais sont surveillés en permanence : “on ne parle pas car il y a des micros partout”. Elle a vu des acteurs polonais “boycotter” leur travail, à savoir leur participation à des émissions de télévision qui leur apporte un revenu fixe. Cette décission n’est pas une consigne donnée par un syndicat, mais elle elle est prise individuellement.Michel FOUCAULT étudie la notion de normalisation en Pologne, parle du régime totalitaire dans les pays socialistes. Il engage les français à se rendre dans ce pays. Il pose le problème de l’engagement nécessaire de l’Europe, explique ce que ressentent les Polonais a propos des français.

Journal de 20 heures d’Antenne 2

Michel Foucault : la justice et la police (video 1977)

25 avril 1977

Michel FOUCAULT explique, qu’à son avis, la véritable fonction du juge est d’être au service de la police.

Antenne 2

Frédéric Gros, Foucault, penseur de la violence ? Cités : Philosophie, politique, Histoire, 2012/2 (n° 50): 75-86.

On examinera ici la manière dont la pensée de Foucault pose le problème de la violence. Il faut commencer par indiquer que le terme de « violence » est assez peu employé par Foucault. Foucault n’est pas un penseur de la violence au sens où il en proposerait une explication générale ou une théorie fondamentale. Il ne se pose pas la question des causes psychologiques de l’agressivité, il ne se pose pas la question des racines sociologiques des violences civiles. Il n’étudie pas non plus la violence du côté de la victime, en examinant le problème de la souffrance ou du déni. Cependant on peut trouver dans sa pensée un certain nombre d’éléments de réflexion sur la place de la violence dans le discours et les institutions, dans les savoirs et les pouvoirs. (Premier paragraphe)