Foucault News

News and resources on French thinker Michel Foucault (1926-1984)

punitiveMichel Foucault (2013) La société punitive. Cours au collège de France 1972-1973, Paris: Gallimard Seuil, Éditions Points 05 Décembre 2013, 356 pages.

Frédéric Gros, Foucault et « la société punitive », Pouvoirs, 2010/4 n° 135, pp.5-14

Résumé

Foucault prononce en 1973 un cours au Collège de France intitulé « La société punitive ». Ce cours, encore inédit, offre les premières grandes propositions théoriques de Foucault sur la naissance de la prison. Elles seront reprises, infléchies, reproblématisées dans Surveiller et Punir. Mais, en 1973, elles sont données avec une netteté conceptuelle et un tranchant polémique qu’elles ne retrouveront plus par la suite. Trois grandes notions sont définies : le « pénitentiaire », le « carcéral » et le « coercitif ». C’est le nouage de ces trois dimensions qui rend compte de l’invention de la prison.

” L’organisation d’une pénalité d’enfermement n’est pas simplement récente, elle est énigmatique. Qu’est-ce qui pénètre dans la prison ? En tout cas, pas la loi. Que fabrique-t-elle ? Une communauté d’ennemis intérieurs. ” C’est en ces termes que Michel Foucault dénonce, dans ce cours prononcé en 1973 – et que viendra compléter, en 1975, son ouvrage Surveiller et punir – le ” cercle carcéral “. La Société punitive étudie ainsi comment les sociétés traitent les individus ou les groupes dont elles souhaitent se débarrasser, c’est-à-dire les tactiques punitives, mais aussi la prise de pouvoir sur le corps et sur le temps et l’instauration du couple pénalité-délinquance. Michel Foucault retrace l’histoire des ” tactiques fines de la sanction ” dont il distingue quatre modalités : exiler ; imposer un rachat ; marquer ; enfermer. C’est dans la seconde moitié du XVIIIe siècle que se développe une ” science des prisons ” à fonction corrective et que se construit un discours sur le criminel et son traitement possible, donnant naissance à un schéma de société qui vise à l’absolu du contrôle et de la surveillance. L’ajustement entre le système judiciaire et le mécanisme de surveillance (l’organisation d’une police), entre l’émergence de la richesse et la pratique des illégalismes, entre la force corporelle de l’ouvrier et l’appareil de production s’accomplit ensuite au tournant du XIXe siècle. Foucault démontre donc que ce sont les instances de contrôle para-pénal du XVIIe et du XVIIIe siècle qui ont abouti, in fine, au fonctionnement de la prison, visant à l’élimination du désordre, au contrôle de la distribution spatiale des individus, de leur emplacement par rapport à l’appareil productif. La Société punitive finit par poser la question, cruciale aux yeux du philosophe, de la validité intrinsèque de la loi pénale. A-t-elle vocation universelle ou se limite-t-elle à la douteuse applicabilité d’une somme de décrets ?


Foucault and “the Punitive Society”

In 1973 at the Collège de France, Foucault presented a seminar entitled “The Punitive Society”. This as yet unpublished seminar introduced Foucault’s first great theoretical propositions regarding the origin of the prison. He then took them up, corrected them and reformulated them in Discipline and Punish. But in 1973, they were presented with a conceptual clarity and a polemical edge that they lost afterwards. Three great notions were defined : the penal system, the carceral system and the coercive system. It was the intertwining of these three dimensions that accounted for the invention of the prison.

Politiques de Foucault

Séminaire du 14 décembre 2013 au 14 juin 2014

10h-12h
 Séminaire organisé par le laboratoire Sophiapol (EA 3932)

Michel Foucault est mort il y a près de trente ans. Son influence va croissant, ses livres sont lus et traduits partout dans le monde, la publication de ses cours fait à chaque fois  événement. Mais au-delà des phénomènes de la mode éditoriale et des rituels de la commémoration,  il importe de se demander ce que ses analyses peuvent nous apporter pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Le séminaire annuel du Sophiapol, qui associe philosophes et sociologues, sera consacré cette année et l’année prochaine aux multiples rapports de Foucault au politique.

On sait que la question du pouvoir est au centre de son œuvre. Foucault, tout en se refusant à la politique des partis, a été le penseur de l’actualité au sein de laquelle il lui a été donné de vivre, il a été  l’acteur d’une opposition qui s’est voulue radicale et intransigeante  aux pouvoirs. Autant dire que « les politiques de Foucault » doivent s’entendre  dans toutes leurs dimensions : une réflexion sur le pouvoir et ses formes historiques ; une intervention  dans les luttes de son temps ; un effet pratique et théorique de sa pensée et de ses engagements qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui.

L’objectif du séminaire n’est pas d’extraire de la masse des écrits et des propos de Foucault une théorie politique plus ou moins unifiée qu’on pourrait réutiliser telle quelle. Il s’agira plutôt de saisir dans leurs contextes des prises de position, des analyses de l’actualité, des engagements et de les rapporter à des œuvres et à des concepts. Il s’agira également de repérer comment les travaux de Foucault continuent de produire des effets dans différents domaines pratiques comme dans divers champs théoriques et d’en discuter l’importance et le sens.

Comité d’organisation :
Philippe Combessie
Stéphane Dufoix
Stéphane Haber
Christian Laval
Christian Lazzeri
Emmanuel Renault
(Université Paris Ouest, Sophiapol)

PROGRAMME

Samedi 30 novembre 2013, 10h-12h
Jean Terrel (Université Bordeaux 3)
Unité des politiques de Foucault

Samedi 14 décembre 2013,  10h-12h (salle D04)
François Boullant (Professeur honoraire)
Foucault et la question carcérale
Présentation détaillée

Samedi 25 janvier 2014, 10h-12h
Catherine Deschamps (ENS Architecture de Paris Val-de Seine/Université Paris Ouest)
Politiques du sexe

Samedi 15 mars 2014, 10h-12h
Christian Laval (Université Paris Ouest)
Foucault, sécurité et surveillance

Samedi 29 mars 2014, 10h-12h
Judith Revel (Université Paris 1)
Foucault, sujet et pouvoir

Samedi 17 mai 2014, 10h-12h (salle D04)
Luca Paltrinieri (ENS Lyon)
Foucault et la population

Samedi 14 juin 2014, 10h-12h
Jean-François Bert (Université de Lausanne)
Usages de Foucault dans les sciences humaines

PDF flyer

Foucault

Premières lectures, premières réactions, et pistes de recherches
Journée d’étude autour de Michel Foucault, La Société punitive (1972-1973)

Mardi 17 décembre 2013
de 10h à 13h, salles du conseil A & B
de 14h30 à 18h, salle Jean-Pierre Vernant, 8e étage,
EHESS
190 av de France 75013 Paris

Videos of sessions.

Programme

10h00 Ouverture de la journée d’étude

10h00 – 11h20 Interventions d’Étienne Balibar ; Daniel Defert ; Corentin Durand ; Pierrette Poncela / Modérateur : Bernard Harcourt

11h20 – 11h30 Pause

11h30 – 12h50 Interventions d’Antoine Garapon ; Rainer Maria Kiesow ; Daniele Lorenzini ; Mikhaïl Xifaras / Modérateur : François Ewald

13h00 – 14h30 Pause déjeuner

14h30 – 16h00 Interventions de Guy Casadamont ; Liora Israël ; Fabien Jobard ; Sacha Raoult / Modérateur : Michel Senellart

16h15 – 17h45 Interventions de Frédéric Gros ; Pascal Beauvais ; Paolo Napoli ; Arianna Sforzini ; Stephen Sawyer / Modérateur : Olivier Cayla

17h45 – 18h00 Fermeture de la journée d’étude

18h00 Réception

allen Amy Allen, The Politics of Our Selves: Power, Autonomy, and Gender in Contemporary Critical Theory, Columbia University Press, 2007.

This has just been newly published in paperback.

Publisher’s page

  • Draws on the work of Michel Foucault, Jurgen Habermas, Judith Butler, Seyla Benhabib, and others
  •    The book is both an analysis of power and an account of autonomy
  • Up to now, most critical theorists have assumed that these two aspects of the politics of the self are incompatible with one another
  • develops a theoretical framework that illuminates how the self can both be constituted by power and at the same time capable of being autonomously self-constituting.

Some theorists understand the self as constituted by power relations, while others insist upon the self’s autonomous capacities for critical reflection and deliberate self-transformation. All too often, these understandings of the self are assumed to be incompatible. Amy Allen, however, argues that the capacity for autonomy is rooted in the very power relations that constitute the self. Her theoretical framework illuminates both aspects of what she calls, following Foucault, the “politics of our selves.” It analyzes power in all its depth and complexity, including the complicated phenomenon of subjection, without giving up on the ideal of autonomy. Drawing on original and critical readings of a diverse group of theorists, Allen shows how the self can be both constituted by power and capable of an autonomous self-constitution.

“Persuasive and well-reasoned”—J. Jeremy Wisnewski, Notre Dame Philosophical Reviews

“This admirable book provides incredibly clear and lucid readings of texts that students find notoriously difficult . . . Highly recommended.”—Choice

“Nuanced and careful readings of Foucault, Butler, Habermas and Benhabib.”
—Margaret A. McLaren, Foucault Studies

“A pathbreaking and elegantly argued book.”—Jana Sawicki, PhiloSOPHIA

““[A] tour de force. . . . The Politics of Our Selves forces its reader to think hard, and honestly to think through the implications of the glib stand-off between Foucault and Habermas that stands in for a much more meaningful dialogue that we rarely get to have.”—Cressida Heyes, Philosophy and Social Criticism

Amy Allen is the Parents Distinguished Research Professor in the Humanities and professor of philosophy and women’s and gender studies at Dartmouth College. She is also the author of The Power of Feminist Theory: Domination, Resistance, Solidarity.

f71

Collectif f71

Appel à participation

Le samedi 14 décembre à 11h, réunion d’information à propos des séances de travail avec des amateurs
proposées par le collectif F71 à l’occasion des représentations de Notre corps utopique au Théâtre de la Bastille (Paris 11e)

Information et réservation, Nicolas Transy, 01 43 57 57 17, ntransy@theatre-bastille.com

D’autres séances auront lieu au Théâtre Eurydice à Plaisir (78) en décembre
puis au Collectif 12 à Mantes à Jolie (78) la fin du mois de janvier

Pour plus d’informations, Mélanie Autier, 06 22 13 06 82, production.collectiff71@gmail.com

Création – Notre corps utopique

Les 19 décembre à 14h30 et 20 décembre à 14h30 et 20h30, création du nouveau spectacle du collectif F71,
Notre corps utopique, Théâtre Eurydice, Plaisir (78), avec le soutien de la Ferme de Bel Ebat, Guyancourt (78)

Dans une conférence radiophonique donnée en 1966, Michel Foucault arpente le corps comme un territoire.
Espace a priori limité, personnel, imposé à chacun mais territoire que nous partageons en commun, sujet et objet de notre imaginaire. Comment s’emparer collectivement de ce corps utopique, lieu de tous les possibles ?

Pour en savoir plus, visitez cette page ou celle-ci ou encore celle-là
Réservations, 01 30 55 50 05, eurydice@seay.asso.fr

A venir en 2013-2014

Du 7 au 22 janvier à 19h30, les Dimanche à 15h, Notre corps utopique, Théâtre de la Bastille, Paris (75)
(Relâche les 9, 13, 14 et 20 janvier)

Les 24 et 25 janvier à 20h30, Notre corps utopique, Collectif 12, Mantes la Jolie (78)

Les 27 et 29 mars à 19h00 et le 28 mars à 20h30, Foucault 71, Théâtre La Grange de Dorigny – Université de Lausanne (CH)

Pour en savoir plus, visitez cette page

Pendaison de crémaillère

Depuis quelques jours, le collectif F71 a  installé ses nouveaux bureaux au collectif La Blanchisserie à Ivry-sur-Seine!

Pour découvrir le projet, c’est ici

Contact

Mélanie Autier, 06 22 13 06 82, production.collectiff71@gmail.com
Rejoignez-nous sur notre page facebook, ici

www.collectiff71.com

Bath, C. Conceptualising listening to young children as an ethic of care in early childhood education and care (2013) Children and Society, 27 (5), pp. 361-371.

Further info

Abstract
This paper focuses on recent discourses and practices of listening to young children, in order to highlight listening as an ethical practice in early childhood education and care settings. The paper asks how discourses of listening should be viewed in theoretical terms and explores the work of a diverse range of authors who define autonomy and rights issues as relational. Central to the paper is a consideration of feminist critique of Foucault’s ethics of care argument. To contextualise this, the paper discusses examples of recent research in the field of listening to young children and highlights issues facing the status of the early years workforce. In summary, the paper contends that an ethical view of listening can bring adults and children together in democratic care practices which challenge conceptions of childhood and reconnect ideas of care and education.

Author Keywords
Childcare; Early years; Education; Ethics; Participation

DOI: 10.1111/j.1099-0860.2011.00407.x

structuralism

This strip was created by David and appears on his blog Hugging the Horse

Update October 2025: The link above is to the the archived page on the Internet Archive Wayback Machine.

With thanks to Dirk Felleman for this item and also to Philippe Theophanidis for alerting me to the original source

PDF of flyer

LireFoucaultProgramme

luxon Nancy Luxon, Crisis of Authority. Politics, Trust, and Truth-Telling in Freud and Foucault, Cambridge University Press, 2013

isbn: 9781107038738

Publisher’s page

Description
Contemporary social and political theory has reached an impasse about a problem that had once seemed straightforward: how can individuals make ethical judgments about power and politics? Crisis of Authority analyzes the practices that bind authority, trust, and truthfulness in contemporary theory and politics. Drawing on newly available archival materials, Nancy Luxon locates two models for such practices in Sigmund Freud’s writings on psychoanalytic technique and Michel Foucault’s unpublished lectures on the ancient ethical practices of “fearless speech,” or parrhesia. Luxon argues that the dynamics provoked by the figures of psychoanalyst and truth-teller are central to this process. Her account offers a more supple understanding of the modern ethical subject and new insights into political authority and authorship.

Offers a novel reading of Freud and Foucault alongside, rather than against, one another
Recovers resources for ethical and political agency
Draws on newly available archival materials