Foucault News

News and resources on French thinker Michel Foucault (1926-1984)

Krarup, Troels. “Archaeological Methodology: Foucault and the History of Systems of Thought.” Theory, Culture & Society 38, no. 5 (September 2021): 3–24. https://doi.org/10.1177/0263276420984528.

Abstract
Existing accounts of Foucault’s archaeological methodology have not (a) contextualized the concept properly within the intellectual field of its emergence and (b) explained why it is called ‘archaeology’ and not simply ‘history’. Foucault contributed to the field of ‘history of systems of thought’ in France around 1960 by broadening its scope from the study of scientific and philosophical systems into systems of ‘knowledge’ in a wider sense. For Foucault, the term ‘archaeology’ provided a response to new methodological questions arising from this initiative. Archaeological methodology had already been developed into a distinct comparative approach for the study of linguistic and cultural systems, notably by Dumézil. Foucault redevised archaeological methodology for the post-Hegelian tradition of studying ‘problems’ prevalent in the history of systems of thought. The article thus furnishes the groundwork for a ‘sociological archaeology’ or ‘problem analysis’ that is not particularly dependent on Foucault as a social theorist of power.

Keywords
archaeology, Foucault, French epistemological school, history of systems of thought, methodology, problem analysis, problematization

Gollmitzer, M. Journalism ethics with Foucault: Casually employed journalists’ constructions of professional integrity
(2021) Journalism

DOI: 10.1177/14648849211036301

Abstract
This article examines how journalists in non-permanent employment respond to their growing precarity. It is based on in-depth interviews with freelance journalists and interns who find that their working lives increasingly require entrepreneurial efforts. To work towards continuous access to journalistic work, these casually employed journalists engage in self-management and self-branding. To be able to make a living, they subsidize their income with work for clients outside of journalism that frequently offer better working conditions than news organizations but pursue narrow, strategic goals. The article develops a typology of non-journalistic work that illustrates that some non-journalistic jobs, but not others, cause these precarious news workers to defend their journalistic professional integrity. Furthermore, the study introduces Michel Foucault’s notions of the ‘entrepreneurial self’ and the ‘ethical self’ to interpret the different registers of professionalism between which journalists move today, identified as counter-, conforming and coping subjectivity. Thereby, the article uses a novel conceptual lens to make sense of resilience and change in journalistic professional identities under conditions of precarity. © The Author(s) 2021.

Author Keywords
Entrepreneurial self; ethical self; freelancers; governmentality; interns; non-journalistic work; professional identity; public service ethos

Yusheng, D.
Benjamin’s Reading on Baudelaire: From Foucauldian Genealogy of Ethics
(2021) Interdisciplinary Studies of Literature, 5 (2), pp. 277-290.

Abstract
In The Use of Pleasure, the second volume of The History of Sexuality published in 1984, Michel Foucault turns to the study of the genealogy of ethics, suggesting that it is possible to read Walter Benjamin’s work on Baudelaire as a contribution. With the lens of the four elements of Foucauldian ethics (ethical substance, ethical practice, mode of subjectivation and telos), this article attempts to excavate Benjamin’s writings on Baudelaire and the Paris arcades. It indicates that Baudelaire’s artistic work is a typical self “ēthopoiēsis” in Benjamin’s reading: The ethical substance is the lack of desire, the ethical practice is the asceticism of dandyism, the mode of subjectivation is the melancholy and anger, and the telos is to create an ethic-poetic life that integrates truth and experience, which is ultimately to create an ethical art related to the way of living in the current society. Baudelaire’s ethical art is a typical practice of ethical literary criticism, whose ethical choice lies in the construction of the literary didactic subject and the struggle of heroism, with the purpose of exerting the social criticism and ethical didactic function of literary work. © 2021. All Rights Reserved.

Author Keywords
art of living; Baudelaire; Benjamin; Foucault; genealogy of ethics

Fredéric Gros, Peut-on penser la désobéissance à partir du christianisme ?

MARDI 21 SEPTEMBRE 2021 À 17 HEURES
COURS-CONFÉRENCE DONNÉ À DISTANCE
(en visioconférence) Peut-on penser la désobéissance à partir du christianisme ?
Au moyen du concept de « gouvernementalité », Michel Foucault (1926-1984) a développé une perspective très originale à partir de laquelle l’analyse du politique ne se focalise plus ni sur les fondements théoriques des systèmes de gouvernement – ces théories qui expliquent et justifient la formation de l’ordre politique, comme le contractualisme – ni sur les mécanismes formels qui en assurent le fonctionnement, comme l’instauration de la loi.

Dans l’approche de la « gouvernementalité », il s’agit plutôt d’interroger les différentes dynamiques de pouvoir qui organisent la conduite des individus dans leur vie quotidienne. Cette perspective a permis d’ouvrir la réflexion sur ce qui veut dire « être gouverné » et d’expliquer la formation historique et le fonctionnement des institutions – dont celle qui se nomme « État » – ainsi que des théories politiques modernes et contemporaines, telles que libéralisme et le néolibéralisme.
Dans ce cadre conceptuel, si Foucault a montré comment le christianisme a joué un rôle clé dans l’élaboration de l’approche de la gouvernementalité, ce cycle de conférences voudrait se demander à quel point nous sommes ou serions encore gouvernés par des dynamiques de pouvoir forgées par le christianisme.

Existe-t-il une « généalogie chrétienne de la gouvernementalité » ? Permettrait-elle de nous aider à mieux comprendre les dynamiques de pouvoir qui organisent les sociétés dans lesquelles nous vivons et, par conséquent, d’interpréter des concepts fondateurs de notre vocabulaire politique comme ceux d’« obéissance », de « volonté » ou de « liberté ».

Bibliographie

Büttgen Philippe, « Théologie politique et pouvoir pastoral » dans Annales. Histoire, sciences sociales 2007/5, pp. 1129-1154.
Chevalier Philippe, Foucault et le christianisme. Lyon : ENS Lyon, 2011.
Foucault Michel, Du gouvernement des vivants. Cours au Collège de France 1979-1980. Paris :Seuil/Gallimard/EHESS, 2012.
Foucault Michel, Histoire de la sexualité 4. Les Aveux de la chair. Paris : Gallimard, 2018.
Foucault Michel, « Le sujet et le pouvoir » in Dits et écrits II. Paris : Gallimard (Quarto), 2001, pp. 1041-1062.
Foucault Michel, Sécurité, territoire, population. Cours au Collège de France 1977-1978. Paris : Seuil/Gallimard/EHESS, 2004.
Foucault Michel, Surveiller et punir : Naissance de la prison. Paris : Gallimard, 1975.
Gros Frédéric, Desobéir. Paris : Albin Michel/Flammarion, 2017.
Karsenti Bruno, « La politique du dehors. Une lecture des cours de Foucault au Collège de France (1977-1979) » dans Multitudes 2005/3 (22), pp. 37-50.
Revel Judith, Foucault, une pensée du discontinu. Paris : Fayard, 2010.
Senellart Michel, Les arts de gouverner. Du regime médiéval au concept de gouvernement. Paris : Seuil, 1995.

Michel Senellart, Oikonomia et regimen. À propos d’une critique de Foucault par Agamben

JEUDI 16 SEPTEMBRE 2021 À 17 HEURES
BRUXELLES – PALAIS DES ACADÉMIES – SALLE À DÉTERMINER
Oikonomia et regimen. À propos d’une critique de Foucault par Agamben
Au moyen du concept de « gouvernementalité », Michel Foucault (1926-1984) a développé une perspective très originale à partir de laquelle l’analyse du politique ne se focalise plus ni sur les fondements théoriques des systèmes de gouvernement – ces théories qui expliquent et justifient la formation de l’ordre politique, comme le contractualisme – ni sur les mécanismes formels qui en assurent le fonctionnement, comme l’instauration de la loi.

Dans l’approche de la « gouvernementalité », il s’agit plutôt d’interroger les différentes dynamiques de pouvoir qui organisent la conduite des individus dans leur vie quotidienne. Cette perspective a permis d’ouvrir la réflexion sur ce qui veut dire « être gouverné » et d’expliquer la formation historique et le fonctionnement des institutions – dont celle qui se nomme « État » – ainsi que des théories politiques modernes et contemporaines, telles que libéralisme et le néolibéralisme.
Dans ce cadre conceptuel, si Foucault a montré comment le christianisme a joué un rôle clé dans l’élaboration de l’approche de la gouvernementalité, ce cycle de conférences voudrait se demander à quel point nous sommes ou serions encore gouvernés par des dynamiques de pouvoir forgées par le christianisme.

Existe-t-il une « généalogie chrétienne de la gouvernementalité » ? Permettrait-elle de nous aider à mieux comprendre les dynamiques de pouvoir qui organisent les sociétés dans lesquelles nous vivons et, par conséquent, d’interpréter des concepts fondateurs de notre vocabulaire politique comme ceux d’« obéissance », de « volonté » ou de « liberté ».

Bibliographie

Büttgen Philippe, « Théologie politique et pouvoir pastoral » dans Annales. Histoire, sciences sociales 2007/5, pp. 1129-1154.
Chevalier Philippe, Foucault et le christianisme. Lyon : ENS Lyon, 2011.
Foucault Michel, Du gouvernement des vivants. Cours au Collège de France 1979-1980. Paris :Seuil/Gallimard/EHESS, 2012.
Foucault Michel, Histoire de la sexualité 4. Les Aveux de la chair. Paris : Gallimard, 2018.
Foucault Michel, « Le sujet et le pouvoir » in Dits et écrits II. Paris : Gallimard (Quarto), 2001, pp. 1041-1062.
Foucault Michel, Sécurité, territoire, population. Cours au Collège de France 1977-1978. Paris : Seuil/Gallimard/EHESS, 2004.
Foucault Michel, Surveiller et punir : Naissance de la prison. Paris : Gallimard, 1975.
Gros Frédéric, Desobéir. Paris : Albin Michel/Flammarion, 2017.
Karsenti Bruno, « La politique du dehors. Une lecture des cours de Foucault au Collège de France (1977-1979) » dans Multitudes 2005/3 (22), pp. 37-50.
Revel Judith, Foucault, une pensée du discontinu. Paris : Fayard, 2010.
Senellart Michel, Les arts de gouverner. Du regime médiéval au concept de gouvernement. Paris : Seuil, 1995.

Philippe Buttgen, Gouverner par les doctrines

MERCREDI 15 SEPTEMBRE 2021 À 17 HEURES
BRUXELLES – PALAIS DES ACADÉMIES – SALLE À DÉTERMINER
Gouverner par les doctrines
Au moyen du concept de « gouvernementalité », Michel Foucault (1926-1984) a développé une perspective très originale à partir de laquelle l’analyse du politique ne se focalise plus ni sur les fondements théoriques des systèmes de gouvernement – ces théories qui expliquent et justifient la formation de l’ordre politique, comme le contractualisme – ni sur les mécanismes formels qui en assurent le fonctionnement, comme l’instauration de la loi.

Dans l’approche de la « gouvernementalité », il s’agit plutôt d’interroger les différentes dynamiques de pouvoir qui organisent la conduite des individus dans leur vie quotidienne. Cette perspective a permis d’ouvrir la réflexion sur ce qui veut dire « être gouverné » et d’expliquer la formation historique et le fonctionnement des institutions – dont celle qui se nomme « État » – ainsi que des théories politiques modernes et contemporaines, telles que libéralisme et le néolibéralisme.
Dans ce cadre conceptuel, si Foucault a montré comment le christianisme a joué un rôle clé dans l’élaboration de l’approche de la gouvernementalité, ce cycle de conférences voudrait se demander à quel point nous sommes ou serions encore gouvernés par des dynamiques de pouvoir forgées par le christianisme.

Existe-t-il une « généalogie chrétienne de la gouvernementalité » ? Permettrait-elle de nous aider à mieux comprendre les dynamiques de pouvoir qui organisent les sociétés dans lesquelles nous vivons et, par conséquent, d’interpréter des concepts fondateurs de notre vocabulaire politique comme ceux d’« obéissance », de « volonté » ou de « liberté ».

Bibliographie

Büttgen Philippe, « Théologie politique et pouvoir pastoral » dans Annales. Histoire, sciences sociales 2007/5, pp. 1129-1154.
Chevalier Philippe, Foucault et le christianisme. Lyon : ENS Lyon, 2011.
Foucault Michel, Du gouvernement des vivants. Cours au Collège de France 1979-1980. Paris :Seuil/Gallimard/EHESS, 2012.
Foucault Michel, Histoire de la sexualité 4. Les Aveux de la chair. Paris : Gallimard, 2018.
Foucault Michel, « Le sujet et le pouvoir » in Dits et écrits II. Paris : Gallimard (Quarto), 2001, pp. 1041-1062.
Foucault Michel, Sécurité, territoire, population. Cours au Collège de France 1977-1978. Paris : Seuil/Gallimard/EHESS, 2004.
Foucault Michel, Surveiller et punir : Naissance de la prison. Paris : Gallimard, 1975.
Gros Frédéric, Desobéir. Paris : Albin Michel/Flammarion, 2017.
Karsenti Bruno, « La politique du dehors. Une lecture des cours de Foucault au Collège de France (1977-1979) » dans Multitudes 2005/3 (22), pp. 37-50.
Revel Judith, Foucault, une pensée du discontinu. Paris : Fayard, 2010.
Senellart Michel, Les arts de gouverner. Du regime médiéval au concept de gouvernement. Paris : Seuil, 1995.

Jean Leclerq et Agustin Colombo De la règle à la norme. Le monachisme chrétien et la formation des dispositifs disciplinaires

MARDI 14 SEPTEMBRE 2021 À 17 HEURES
BRUXELLES – PALAIS DES ACADÉMIES – SALLE À DÉTERMINER
Au moyen du concept de « gouvernementalité », Michel Foucault (1926-1984) a développé une perspective très originale à partir de laquelle l’analyse du politique ne se focalise plus ni sur les fondements théoriques des systèmes de gouvernement – ces théories qui expliquent et justifient la formation de l’ordre politique, comme le contractualisme – ni sur les mécanismes formels qui en assurent le fonctionnement, comme l’instauration de la loi.

Dans l’approche de la « gouvernementalité », il s’agit plutôt d’interroger les différentes dynamiques de pouvoir qui organisent la conduite des individus dans leur vie quotidienne. Cette perspective a permis d’ouvrir la réflexion sur ce qui veut dire « être gouverné » et d’expliquer la formation historique et le fonctionnement des institutions – dont celle qui se nomme « État » – ainsi que des théories politiques modernes et contemporaines, telles que libéralisme et le néolibéralisme.
Dans ce cadre conceptuel, si Foucault a montré comment le christianisme a joué un rôle clé dans l’élaboration de l’approche de la gouvernementalité, ce cycle de conférences voudrait se demander à quel point nous sommes ou serions encore gouvernés par des dynamiques de pouvoir forgées par le christianisme.

Existe-t-il une « généalogie chrétienne de la gouvernementalité » ? Permettrait-elle de nous aider à mieux comprendre les dynamiques de pouvoir qui organisent les sociétés dans lesquelles nous vivons et, par conséquent, d’interpréter des concepts fondateurs de notre vocabulaire politique comme ceux d’« obéissance », de « volonté » ou de « liberté ».

Bibliographie

Büttgen Philippe, « Théologie politique et pouvoir pastoral » dans Annales. Histoire, sciences sociales 2007/5, pp. 1129-1154.
Chevalier Philippe, Foucault et le christianisme. Lyon : ENS Lyon, 2011.
Foucault Michel, Du gouvernement des vivants. Cours au Collège de France 1979-1980. Paris :Seuil/Gallimard/EHESS, 2012.
Foucault Michel, Histoire de la sexualité 4. Les Aveux de la chair. Paris : Gallimard, 2018.
Foucault Michel, « Le sujet et le pouvoir » in Dits et écrits II. Paris : Gallimard (Quarto), 2001, pp. 1041-1062.
Foucault Michel, Sécurité, territoire, population. Cours au Collège de France 1977-1978. Paris : Seuil/Gallimard/EHESS, 2004.
Foucault Michel, Surveiller et punir : Naissance de la prison. Paris : Gallimard, 1975.
Gros Frédéric, Desobéir. Paris : Albin Michel/Flammarion, 2017.
Karsenti Bruno, « La politique du dehors. Une lecture des cours de Foucault au Collège de France (1977-1979) » dans Multitudes 2005/3 (22), pp. 37-50.
Revel Judith, Foucault, une pensée du discontinu. Paris : Fayard, 2010.
Senellart Michel, Les arts de gouverner. Du regime médiéval au concept de gouvernement. Paris : Seuil, 1995.

Czarnecka, D.
Instrumental touch: A foucauldian analysis of women’s fitness
(2020) Suomen Antropologi, 45 (4), pp. 23-43.

DOI: 10.30676/JFAS.V45I4.107794
Open access

Abstract
Group Pilates classes in commercial fitness gyms are among the most common forms of mindful fitness in Warsaw. The instructors teaching these classes often correct the participant’s posture by touching them. While academic publications often critique fitness as a disciplinary practice, much fewer studies analyse touch understood as one of disciplinary techniques. Similarly, little is known about the experiences of fitness culture participants who encounter instrumental touch during Pilates classes. This qualitative research project analyses how Michel Foucault’s concept of anatomo-political power intersects with instrumental touch applied during Pilates classes to study how touch is used to train fitness bodies and how instructors and other participants of Pilates sessions participate in power relations. The article considers the value of instrumental touch in the context of relations between instructors and their clients. © 2020 Finnish Anthropological Society. All rights reserved.

Author Keywords
Body; Disciplinary technique; Fitness; Instrumentality; Pilates; Touch

l’archive Foucault à l’ère du numérique illustrée par Adèle Huguet, 9 septembre 2021, L’Observatoire des humanités numériques de l’ENS-PSL

Le projet ANR Foucault Fiches de Lecture qui s’est terminé le 31 mars 2021 a été l’occasion d’une collaboration artistique avec la médiatrice scientifique Adèle Huguet.

L’objectif de son travail est de rendre les contenus scientifiques accessibles et compréhensibles par des publics variés en travaillant au plus près des chercheurs. Elle a notamment proposé un compte-rendu dessiné du colloque « Fiches et fichiers. L’archive Foucault à l’ère du numérique », ainsi qu’une BD de présentation du projet en collaboration avec Carolina Verlengia (laboratoire Triangle, CNRS-ENS Lyon) et Marie-Laure Massot (CAPHÉSCNRS-ENS/PSL).

Colin Koopman,Patrick Jones, Valérie Simon, Paul Showler, Mary McLevey, When data drive health: an archaeology of medical records technology BioSocieties, Online 6 September 2021
https://doi.org/10.1057/s41292-021-00249-1

Open access

Abstract
Medicine is often thought of as a science of the body, but it is also a science of data. In some contexts, it can even be asserted that data drive health. This article focuses on a key piece of data technology central to contemporary practices of medicine: the medical record. By situating the medical record in the perspective of its history, we inquire into how the kinds of data that are kept at sites of clinical encounter often depend on informational requirements that originate well outside of the clinic, in particular in health insurance records systems. Although this dependency of today’s electronic medical records on billing requirements is widely lamented by clinical providers, its history remains little studied. Following the archaeology of medicine developed by Michel Foucault in The Birth of the Clinic and expanding his methodology in light of more recent contributions to the field of media archaeology, this article excavates some of the underexplored technological conditions that help constitute today’s electronic medical record. If in some contexts, it is true that data drive health, then an archaeology of medical records helps reveal how health insurance records often impact clinical care and, by extension, health and disease.

Keywords
Medical records · Information technology · Data systems · Formats · Philosophical archaeology · Media archaeology