
Fausto Calaça, Dandysme et souci de soi: Essai sur les processus de subjectivation dans “La Comédie humaine” d’Honoré de Balzac, Presses Académiques Francophones ( 28.08.2013 )
Cet ouvrage est la version remaniée et traduite d’une thèse de doctorat en « Psychologie clinique et Culture » soutenue dans sa version en langue portugaise, « Dandismo e cuidado de si : ensaios de subjetivação em Balzac », le 10 mars 2010 à l’Université de Brasilia (Brésil), par Fausto Calaça, sous les directions de Terezinha de Camargo-Viana et Olivier Bara. La recherche scientifique a été accomplie avec un stage doctoral à la Faculté des Lettres de l’Université Lumière Lyon 2 et dans l’UMR « Littérature, idéologies, représentations, XVIIIe-XIXe siècles-Lire » (CNRS), dans le cadre du Collège Doctoral Franco-Brésilien, financé par la Fondation Capes-Brésil.
Le dandysme, thème qui apparaît dans presque toute La Comédie humaine de Balzac, est un mode de vie dont l’âge d’or se voit dans les années 1830, à Paris. Le souci de soi, ce précepte de l’Antiquité qui désigne un certain nombre d’actions par lesquelles l’individu se prend en charge pour se transfigurer, est une notion théorique pour étudier la subjectivation, selon Michel Foucault. La conjugaison de ces deux concepts, le dandysme comme le souci de soi porté à sa plus haute expression, permet d’étudier la constitution d’une nouvelle subjectivité au XIXe siècle. De ce point de vue, on pourrait envisager la notion de subjectivation comme déjà « pressentie » par Balzac en un temps où les sciences de l’homme, à peine émergentes, ne se distinguaient pas de ce que la contemporanéité circonscrit en tant que littérature. Dans cet ouvrage, version remaniée et traduite d’une thèse de doctorat en Psychologie clinique et Culture, on soutient l’hypothèse selon laquelle la fiction des dandys balzaciens est une représentation romanesque de l’un des moments du souci de soi dans l’histoire de la culture occidentale, où ces personnages oscillent entre les pratiques d’assujettissement et de liberté.